M» SOCIÉTÉS
les voies de la civilisation â la tête des nations européennes. Sa défaite récente n'implique pas sa dégradation morale. Ses revers sont dos à un accident, à un crime de son gouvernement
bleau placé dans le local des diverses associations ouvrières.
Il ne faudrait pas supposer, de la liste de ces vingt associations coopératives, qu'il n'en existe pas un plus grand nombre à Paris* Jl y en a près du triple. Mais il s'agit d'indiquer celles qui peuvent vendre directement au consommateur; les autres fabriquent -pour les commerçants et vendent en gros.
Ces vingt associations ont fait preuve d'intelligence en s'entendant pour faiire «tes cartes collectives d'adresses. Mais il ne faut pas qu'elles s'en tiennent là. Elles doivent au plus vite étudier les moyens de créer une ou plusieurs maisons où les produits de chacune d'elles seraient exposés. De la sortej le consommateur ayant à ae fournir auprès de trois ou quatre d'entre elles n'aurait plus qu'une «eule course à faire. Jg|g
qwi Ta livrée, ccœirae- u&eproie;.àjplus d'un mïUiûiLde soldat» fortement disat* plinés e* acmésy 6b malheur., noua ita:
réparerons r caB la, lUpubdiqu^, : q&$ teatt homme honnête et laborieux, désûç* en prend l'engagement formel. Ayons conscience de noise .valeur, de. nos qualités d'hommes. sdhrea,, rudes* au travail, et avant peu les peuples en.vie~ ront nos institutions, et comme en 1792, ils nous proclameront leura.libjéraieurs.
Pour qu'iL en fût autrement, il faudrait que nous -n'eussions pas le courage da laisser à l'écart, au jour prochain ides élections générales, les partisans de la royauté et de l'empire !
lise fait, un autre mauvetfumi au»
sein des ateliers, *nom& radical» peut* être qp& celui qpi tend $w Ym&omÀk>Ui
tinction de maîtres et d'ouvriers, et qui, cependant, a une très-haute importance au point de [vue politique : je yeux parler de l'organisation des chambres syndicales.
Les chambres syndicales sont une imitation des Trades unions de l'Angleterre.
Il est regrettable que les ouvriers français n'aient pas eu cette pensée trois quarts de siècle plus tôt, comme l'eurent alors nos voisins d'outre-Manche.
Sans vouloir déprécier le mérite de ces derniers, j'ai la conviction profonde qu'ils eussent servi avec plus de profit la cause générale de l'émancipation des travailleurs. C'est la bourgeoisie qui a
paralysé leurs efforts, en s'obstinant à violer de génération en génération le droit de réunion et d'association. Son obstination et son aveuglement seraient même incompréhensibles si on ne savait que ce défaut d'intelligence, qui Ta portée à méconnaître des libertés aussi nécessaires, tient aux mœurs et aux habitudes que F église catholique a [imprimés au caractère français.
Les chambrés syndicales ont beau* coup à faire avant d'exercer dans les rapports entre maîtres et ouvriers une influence égale à celle que les Trades unions exercent en Angleterre. D'abord il importe qu'elles se généralisent. Les premiers arrivés doivent faire une propagande incessante pour attirer à eux les retardataires. Le second point qu'elles
tOô fias «octftyÉs
lié doivent jararais perdre 3e rae^^at d'arriver'àtfariffep sépa**émeirt un gros buâg0t«e<C€flaeët' facile. Sîrfbacun tient à hoMrewr de payer régulièrement sa eoier pffft^en moins l de cihq ou six ans les ouvriers seront étonnés eux-mêmes de leurs succès. Les Anglais «ont fies millions à leur «ervice en cas 3e grèves ; *& Çtfffls ne ^imaginent cas qu'ikj'B'aurtyftt pas'S'iramensessacrifices à s'imposer, le jour où ils voudront fermement réduire les heures.de travail ou empêcher qu'à la imoindre erise on ne cherche :à >dimmuer leurs salaires.
Si on a pu (dire que l'argent était le iaerf de la gueri*e, on peut soutenir avec non moins de raison qu'une corporation, sasas une forte réserve en capital, est compléteront inutile aux travailleurs dans 'les nations vouées à
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l'industrie,, où les onises sont si fréquentes, et où. la.concu-nrence devient ebaque jour plus pernicieuse;.
Je voudrais bien, connaître le.moven défaire passer dans les habituâtes- du peuple français, cet esprit d'ordre, de pBrsévéranee et de ténacité, qui est la qualité dominante de John BulL
De ce côté, il y a .'énormément àfaire> et la chose sera d'autant plus difficile que rintelligence.déliée de nés ouvriers leur est souvent nuisible.. Je m'expli* que : trop, souvent ils prennent leurs espérances pour des réalités. La, vie pratique,, la vie de tous les jours dans un milieu où il y a. tant de combattants demande' à chacun» da grands et im> menses efforts. Souvent une génération passe sur la. terre, sans recueillir autre*
chose en récompense de ses luttes que des ennuis, des souffrances, des humiliations et des misères. Voilà ce dont il faut bien se pénétrer si on veut se faire une idée des devoirs qui nous incombent.
Poursuivre une pensée et ne jamais la perdre de vue constitue, pour un pays comme pour un individu, la plus grande et la plus invincible des forces.
Je considère donc jusqu'ici les chambres syndicales comme n'existant pas.
Elles sont en voie de formation. Je reconnais qu'il y a un grand désir dé la part du peuple à vouloir les consolider ; et comme les ouvriers deviennent de plus en plus convaincus qu'ils n'ont qu'à compter sur leurs efforts, leur courage et leur intelligence, nous 'ne dé-
sespérons pas de les voir arriver à un grand degré de puissance.
Pour cela, il y a tout lieu de croire que les élus des corporations, les comités dirigeants auront conscience à la fois de leur devoir, de leur utilité et de leur importance.
On parle de l'abolition du capital.
C'est par son propre capital que l'ouvrier arrivera à se passer du capital d' autrui. S'il y a des classes dans nos sociétés qui peuvent se rendre indépendantes, ce sont les ouvriers; et pour cela ils n'ont qu'à vouloir, qu'à secouer leur torpeur- En effet, j'ai^déjà dit dans mon Histoire des classes ouvrières en Angleterre (1), et je ne crois pas
(1) En vente chez Lachaud, 4, place du Théâtre-Français.
m'etre trompé, que, quand les travailleurs ont un but commun, bien tracé, bien défini, la volonté et le caractère jouent un rôle immense dans nos sociétés, c'est ce rôle de la volonté humaine qui limite la part que les mattires donnent, et que les ouvriers reçoivent.
Qu'arrive-t-il là où il n'y a pas d'entendement, là où les ouvriers sont isolés, là où le gouvernement pour s'appuyer sur une classe au lieu de s'appuyer sur toutes, supprime le droit d'association et de réunion? A l'instant l'ouvrier devient esclave. Cela ne peut faire l'objet d'un doute ; s'il murmure, on le renvoie ; s'il s'associe pour faire grève, on l'emprisonne. C'est bien alors qu'on peut lui prodiguer toutes les duretés. Rien n'est plus facile que de lui imposer une journée de douze, et même
OUVRIÈRES { [ i
quatorze heures de travail pour un salaire insignifiant. Il faut qu'il accepte.
Dans le cas contraire, sa femme, ses enfants, sont exposés à toutes les tortures de la misère et de la faim. Le vol et la prostitution, voilà leur dernière ressource; puis, comme conséquence naturelle, la prison ou le bagne, ou quelquefois même la guillotine; trois ou quatre de mes amis d'enfance, avec qui j'ai servi les maçons, ont eu ce dernier et lamentable sort.
Revenant à la question du capital, si nécessaire à chaque chambre syndicale, comment les ouvriers anglais s'y sontils pris pour s'élever à ce degré de considération auquel ils sont arrivés dans leur pays, pays qui n'est pas, qu'on le croie bien, excessivement sensible aux misères des travailleurs ?
Pour ne remonter qn'à l'année 1850, les ouvriers mécaniciens eurent à soutenir une grève qui leur coûta 1,272,625 francs. Ils s'endettèrent de 250,000 francs. On les croyait bel et bien ruinés.
Ils employèrent pour se relever un moyen qui ne pouvait faillir.
A l'instant les hommes de Manchester se dirent : Nous avons été vaincus par notre faute. Cette défaite ne nous serait point arrivée, si au lieu d'avoir lutté isolément nous avions été unis à tous nos camarades de l'Angleterre exerçant notre métier. Que nous restet-il donc à faire, sinon à étudier les moyens de centraliser nos efforts ?
L'entreprise, facile à concevoir, présentait bien des difficultés dans l'exécution; néanmoins, ils se mirent à l'œuvre. Le comité dirigeant envoya une circulaire dans toutes les villes des trois royau-
mes unis, et même dans les colonies les plus éloignées de la métropole. Là de petites réunions surgirent aussitôt, et lorsque les moyens pratiques furent suffisamment connus et préparés, chaque corporation nomma un ou plusieurs délégués. Alors il y eut une réunion générale, sorte d'assemblée qui eut pour attribution le vote d'une constitution fédérativeà laquelle chacun promit obéissance, et à l'honneur de cette intelligente population, les engagements contractés ont été maintenus.
Il y a quelques années la société des mécaniciens comptait 37,000 adhérents divisés en 320 branches ; elle avait un revenu de 1,892,800 francs, et un fonds de caisse de 2,883,925.
Les menuisiers, les charpentiers, les
tailleurs de pierre, les maçons, les tailleurs d'habits, les fondeurs, les ouvriers des manufactures de coton, de laines, de draps, et autres, ont une organisation analogue à celle des mécaniciens. Moins d'argent en caisse parce qu'ils sont moins nombreux., mais les avantages sont les mêmes pour les membres de ces dernières corporations.
11 faut qu'on sache bien, qu'il y , a .nue solidarité parfaite entre les ouvriers du même corps d'état dans toutes les villes de l'Angleterre. Que diraient les monarchistes, en France, s'ils ik trouvaient dans un milieu pareil ? Us remueraient ciel et terre jusqu'à oe qu'ils aient trouvé quelque général sans honneur, voulant bien, pour leur compte, fusiller et mitrailler la population.
Ecartons donc de notre esprit, pour
le bonheur de chacun et la sécurité du pays, ces frayeurs imaginaires que nous inspire le plus léger tumulte d'une réunion publique.
Làoùregne une grande liberté, règne aussi une grande sécurité.
Ce qui contre-balance les dangers des grandes réunions publiques, c'est que les chefs d'industrie., les entrepreneurs de tout genre imitent la conduite des ouvriers. Il y a là un grand avantage; Tous les hommes actifs, intelligents et besoigneux se meuvent, se passionnent à la fois : chacun cherche le moyen de ne pas sombrer dans la' lutte. De là une grande activité dans les esprits. Des affaires colossales entreprises avec un outillage plus complet offrent ensuite des bénéfices considérables à ceux mêmes qui, au début d'une
grève ou d'un Look-out, auraient trèsbien fait fusiller le peuple.
Je suis loin de partager l'avis de ceux qui croient que les grèves survenues en Allemagne par exemple, et surtout à Berlin, annoncent des embarras sérieux pour nos ennemis. C'est le contraire qui est vrai; tenez pour certain que ces luttes ouvertes entre patrons et ouvriers sont toujours un avertissement heureux pour un pays, quand les classes gouvernantes sont tant soit peu perspicaces.
Gardons-nous bien d'entraver l'œuvre entreprise par les corporations de Paris. Il faut que les chambres syndicales arrivent à une parfaite organisation dans toutes les villes de France.
Si je me flattais d'être habile en économie politique, on se moquerait de moi
et on aurait raison. Cependant, si j'avais l'honneur d'être reçu un jour en audience particulière par M. Thiers, qui est patriote et très-français comme chacun sait, il me semble que je modifierais ses opinions et que je l'amènerais à regretter les mesures que son gouvernement à prises relativement à la Société Internationale.
Je suis convaincu qu'il n'y a rien à espérer de la commission d'enquête, ni delà majorité de l'Assemblée actuelle.
Mais le premier devoir de la prochaine Assemblée, sera de re viser immédiatement toutes les lois qui entravent en France la liberté de coalition et de réunion.
Avisons donc à ce qu'il y a à faire pour établir de bons rapports entre toutes les classes qui cherchent à vi-
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vre d'un travail honnête ; des lois pour favoriser l'association entre matines et ouvriers, à coté des associations exclusivement dirigées par le peuple, produiraient ea peu de temps d'excellente résultats.
Nous travaillons dans nos mines, dans nos manufactures, dans nos ateliers avec un capital trop restreint. Il faut introduire partout la participation.
Là où des essais de ce genre ont été tentés, lesindusiriels» eux-mêmes n'ont eu qu'à s'en louer; nous avons déjà parlé de M. Leclaire; »' est-il pas arrivé à une grande fortune,, en divisant certains profits entre ses ouvriers?
La compagnie des chemins de fer d'Orléans qui a organisé ses employés en société coopérative n'en est-elle pas satisfaite l
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Mais c'est en Angleterre, où les sociétés en participation rendent aux classes laborieuses des services signalés* Les premières tentatives en furent faites â la fois -en Irlande et en Angleterre, dans Tagricultnre vers 1830. Un propriétaire, M. Gordon, émit des actions à 75 francs; elles montèrent rapidement à 1., 250 francs, c'est-à-dire à plus de seize fois leur valeur primitive- Dans l'industrie, le même fait eut lieu vers 1852; les grèves avaient en quelque sorte ruiné M. Briggs, un maître mineur, habitant à Whitwood, dans le comté du Yorkshire. Soudainement dans une soirée de Tannée 1852, l'idée lui vint en lisant un article de journal d'associer des ouvriers à son entreprise. La première année les bénéfices furent de 14 p. 0/0 ; il en garda
12 et les ouvriers, au prorata de ce qu'ils avaient fait > en reçurent 2. La deuxième année ils furent de 16, les ouvriers en eurent 3. La troisième année ils s'élevèrent après de 18 et le partage suivit la même proportion. Les actions qui étaient cotées à 250 francs s'élevèrent à près de 47S.
Après M. Briggs, vint M. Greening, un très-grand maître de forges; puis M.. Fox, M. Head; à Halifax, les trois frères Crossley, qui ont converti leurs immenses manufactures en une Joint Stock association.
On parle du mal que font les grèves aux maitres et aux ouvriers ; le moyen qu'il n'y en ait plus est tout trouvé : entrons résolument dans les voies de l'association et de la participation. Les ouvriers ne feront pas grève. Où a-t-on
vu, en effet, que des hommes intéressés dans une affaire se soient révoltés contre eux-mêmes ? Pourquoi ? parce que, alors, la cause qui engendre ces luttes acharnées entre ceux qui meurent de faim et ceux qui meurent d'indigestion a cessé.
A ce moment, le travail aura pris la haute main sur le capital. Jusque-là, il y aurait folie de la part du peuple à ne pas continuer ses luttes, à ne pas organiser ses forces pacifiques. Je vais plus loin : ceux qui restent indifférents pendant que les grandes batailles de la misère se livrent, manquent à tous leurs devoirs.
Carlyle, un des plus grands écrivains de ce siècle, a dit, il 7 a trente ans, que la grande question, pour le dix-neu- -vièrne siècle, c'était l'organisation de
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l'industrie. Le siècle s'écoule, Lœuyce n'avance guère* La France^, par gaur de la liberté et de la RépuWitjue, a laissé passer une occasion qui pouvait la placer pour toujours à la tète des nations civilisées. C'était le mouvement de 1848. A cette époque, les mœurs étaient un peu moins corrompues qu'aujourd'hui. Les ouvriers étaient dfcns d'excellentes dispositions; la question aocioite^êtait bien posée, il n'y avait' plus qu'à débattre les moyens pratôques. I>e tous les hommes' politiques de cetfemps, il n'y en 1 avait pas un phis ennemi dédia violence' que Louis Blane; pour fr'ea cenvaifîcrei il n'y a qu'à lire ses discours, qui sont au Moniteur ; on n'y trouvera que des paroles de conciliation et de hautes pensées qui appelaient* de la part des hommes instruits et amis ^l^.U^^féi^ui^ fytMfafàto
eussions. Mais, hélas ! on ne vit pas, on ne voulut pas voir que la discussion, dans le domaine des idées, était la seule loyale et la plus sûre pour guider la marche du pays.
Pour le malheur du peuple et de la France, la tourbe impure des calomniateurs, des jésuites et des traîtres l'emporta sur les hommes de devoir et de raison. Paris, égaré par les odieuses brochures de la rue de Poitiers, cénacle des royalistes, ferma les yeux sur ses véritables intérêts. Enfin, un monstre, dans un guet-apens ténébreux, emprisonne les représentants fidèles à la liberté., assassine, exile, déporte, en moins d'un mois, près de 80,000 républicains, et traite la France en pays conquis.
avenIr de la coopération
En résumé, quelle doit être la conduite du peuple dans nos temps d'agitation et de tourmente politique et révolutionnaire ?
Il doit insister sans relâche pour qu'on lui rende toutes ses libertés.
Tant que la loi sur les coalitions ne sera pas abrogée, le peuple restera dans Tétat du prisonnier à qui on a passé la camisole de force.
On parle beaucoup du mandat impératif. Voilà, selon nous, une question qui doit être posée à ceux qui vont bri-
guer l'honneur de la députation. Avec le droit absolu de réunion, de coalition, si le peuple montre du courage, de la volonté, sa position s'améliorera rapidement.
Nous avons dit, dans notre Histoire des classes ouvrières en Angleterre, que l'Angleterre était le pays du socialisme pratique par excellence.
En effet, les capitaux s'associent, les commerçants s'associent, le peuple s'associe. . Oui, dans ce pays, mélange de démocratie radicale et d'oligarchie aristocratique, il n'y en a pas moins, d'après des statistiques qu'on peut croire exactes, 76 citoyens par 100 d'associés, pendant que ce nombre ne serait que de 7 en France.
Mais la tâche la plus pressante pour le peuple, celle qui est appelée à l'affranchir tout à fait, ce serait de former,
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dès à présent, une société qui prendrait le nom de société des candidatures ouvrières.
Pour battre en brèche, d'une façon intelligente et sûre, le prolétariat, il faut que, dans toutes les villes de France, des hommes du peuple mettent, pour condition à leur vote, qu'une place sera laissée sur les listes à quelques-uns des leurs.
Je sais qu'il y a une portion de la bourgeoisie qui, quoi qu'on en dise, n'a jamais trahi la eause du peuple ; mais elle la trahirait aujourd'hui, si elhe refusait d'accepter une alliance basée sur ces conditions.
Donc, aux chambres syndicales d'aviser. C'est sur ce point que les délégués appelés à former les comités électoraux doivent recevoir un mandat impératif.