I. Bobanghi, Butcké, Bakongo. peiipindes de la côte
Il est souvent impossible de s'y tenir debout, si ce .n'est dans la partie médiane. On n'y entre que ployé en deux. Les chambres, je devrais dire les « compartiments )), à coucher sont si étroites en tous sens qu'on ne peut s'y étendre tout de son long. Je n'ai vu de peuples ayant construit, et encore exceptionnellement, quelques cases spacieuses, que les pseudo-islamisés du Nord et une tribu de la Moyenne-Sanga. Les premiers ' n'ont sûrement fait qu'imiter les Turcs et les Européens. Chez les seconds', les deux ou trois vastes édifices qu'ils ont construits ne furent que des palais élevés à la gloire de leur invincible conquérant, leur Sésostris en miniature, Minganga.
La règle est donc l'exiguïté. Exiguïté évidemment imposée par les nécessités locales et dont les principales raisons me paraissent les suivantes. — D'abord, simplicité de construction pour des outils et une industrie rudimentaires. — En second lieu, l'inutilité de construire de vastes édifices pour n'y passer que les quelques heures consacrées au sommeil ou la durée d'une tornade. — Enfin, et peut-être surtout, la protection contre le froid et Thumidité. Pour des gens qui vivent à peu près nus et ne connaissent point la couverture de laine, il n'y a d'autre ressource contre la glaciale fraîcheur de la nuit que de se pelotonner tous, corps contre corps, dans un espace aussi resserré que possible et facile à échauffer avec une simple