‹ Les sociétés secrètesChapitre 4 sur 6 · PE 1815 A · texte numérisé non relu

PE 1815 A

L'accomplissement de ses engagements fut l'œuvre du règne de Napoléon III; mais il y mit une lenteur calculée, qui, dans sa pensée, devait rendre sa personne et son gouvernement nécessaires aux sociétés secrètes.

La guerre de Crimée eut pour premier résultat de briser définitivement l'alliance de l'Autriche et de la Russie. Pour atteindre ce but, bien plus important pour Napoléon et Palmerston que toutes les considérations militaires, l'armée anglo-française se transporta brusquement en Crimée, au lieu de continuer ses opérations sur le Danube et de là en Pologne, comme la nature des choses l'indiquait (1). La part que, contre toute raison, le Piémont prit à cette guerre n'avait pas d'autre but que de fournir à M. de Cavour l'occasion de saisir le congrès de Paris d'un véritable acte d'accusation contre le gouvernement du Saint-Siège et les Bourbons de Naples.

Un nouveau temps d'arrêt s' étant produit dans la politique de Napoléon, les bombes d'Orsini vinrent lui rappeler que Mazzini ne lui permettrait pas d'oublier ses engagements. Condamné à mort, Orsini, du fond de sa prison, adressa à Napoléon une lettre où il le sommait au nom de sa

['(1) V. Expédition de Crimée. Mémoire par un officier général, le prince Jérôme-Napoléon )fév. 1855^ sur la façon étrange dont fut conduite la guerre de Crimée. V. aussi la brochure citée de M. Urquhart.

tranquillité d'affranchir l'Italie. Cette lettre fut insérée au Moniteur officiel, et TEmpereur accepta ainsi publiquement d'être l'exécuteur testamentaire d'Orsini (1).

Op sait le reste : la guerre d'Italie, les annexions piémon taises, le royaume de Naples renversé par la trahison bien plus que parTaudace deGaribaldi et les armées de Victor-Emmanuel, la guerre faite à coups de brochures officieuses contre le Saint- Siège, l'écrasement de l'armée pontificale à Castelfidardo, accompli sur les conseils exprès de Napoléon, disant à Cialdini dans l'entrevue de OhBxnhévy : Allez et faites vite, tandis que son ambassadeur à Rome affirmait publiquement que, l'armée française d'occupation s'opposerait à l'invasion piémontaise 1

Réduire le pouvoir temporel à Rome et à sa banlieue, au Vatican et à son jardin^ empêcher l'Autriche et l'Espagne de secourir Pie IX, livrer la Papauté en détail et, en attendant, la tenir dans une sorte de vasselaçe, bénéficier auprès des catholiques peu clairvoyants du semblant de protec-

(1) M. Keller s'honora par son courage, non moins que par son éloquence, en signalant cette complicité à la tribune du Corps législatif dans la séance du 13 mars 1861. Depuis lors, le Journal de Florence a publié des détails très-circonstanciés sur les négociations qui intervinrent alors entre Napoléon et Mazzini et aboutirent à la lettre d'Orsini et à son insertion au Moniteur. Voir cet article reproduit dans la Gazette du Midi du 16 janvier 1874.

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tioa accordé au Saint-Siège et, en même temps, conserver le plus longtemps possible par Toccupation de Rome une garantie contre Mazzini, et un gage sur l'Italie unifiée voilà quelle était la politique napoléonienne, et elle s'est manifestée clairement pour tous ceux qui, au milieu de ses contradictions apparentes, ont voulu ouvrir les yeux et en suivre le fil continu.

Napoléon devait périr à ce double jeu, et les sociétés- secrètes, déplaçant le centre de leur action, allaient trouver un instrument plus décidé et plus puissant.

Mais, avant d'arriver à ces faits, jetons un coup d'œil sur ce que Napoléon avait fait à l'intérieur.

Il avait compromis, par des faveurs de cour, certains hauts dignitaires ecclésiastiques; mais il s'était appliqué à ruiner l'influence du clergé sur les populations.

En 1850, l'Assemblée nationale, après avoir émancipé partiellement l'enseignement secondaire, s'était engagée à faire une loi semblable sur la liberté de l'enseignement supérieur. Jamais les catholiques ne purent obtenir du gouvernement impérial la réalisation de cette promesse.

Quand les événements d'Italie eurent désabusé les conservateurs trop confiants etqu'ilscommencèrentàfaireentendre leurs justes réclamations, tout un ensemble de mesures hostiles au clergé fut inauguré.

Un ministre des cultes, dans un mémoire datant de 1860 et qui, après le 4 septembre, a été trouvé aux Tuileries, proposait de faire appel à une réaction antireligieuse qui ferait la police des fautes du clergé et formerait autour de lui un cercle de résistance et d'opposition qui le comprimerait. Ce plan fut fidèlement suivi : la presse, qui était alors soumise à un régime absolument discrétionnaire, eut toute permission pour insulter et calomnier le clergé; les conciles provinciaux furent prohibés ; dans certaines villes et dans les départements où les croyances étaient plus énergiques, les préfets multiplièrent les cabarets et les maisons de prostitution pour affaiblir les résistances religieuses.

La société de St-Vincent de Paul fut désorganisée, et en même temps, pour mieux montrer quel esprit guidait le gouvernement la Franc-Maçonnerie pour la première foisétait reconnue officiellement par un décret qui lui donnait comme grand- maître le prince Murât, proche parent de l'empereur.

a L'avenir de la Maçonnerie n'est plus douteux, écrivit à cette occasion dans une circulaire ce nouveau grand maître. L'ère nouvelle lui sera prospère; nous reprenons notre œuvre sous d'heureux auspices. Ainsi, libres de toute entrave, nous pouvons déployer notre bannière. Le moment est tenu où la Maçon-* nerie doit montrer ce qu'elle est, ce qu'elle eeut, ce qu'elle peut, »

L'activité maçonnique fut grande en France pendant les dernières années de PEmpire.

Le frère Pelletan, vénérable de la loge de V Avenir, organisa,à l'exemple des loges belges, les associations de solidaires, dont les membres s'engagent à repousser le prêtre au lit de mort comme à la naissance, et à faire la garde autour de leurs camarades mourants pour étouffer leurs remords .

Non-seulement l'administration impériale fermait les yeux sur cette propagande ; mais même, pour faire peur aux bourgeois libéraux, elle favorisait sous main V Internationale, qui commençait alors à se recruter dans les loges.

Kn même temps, un des chefs les plus avancés delaMaçonnerie,M.JeanMacé(l), professeur de l'Université, organisait, avec le double concours de la Maçonnerie et de l'administration de l'Instructipn publique, la Ligue de l'enseignement y dont le but avoué était de détruire tout enseignement religieux dans les écoles et de corrompre les masses par des bibliothèques populaires

0) Les loges maçonniques des départements de l'Est se réunirent en congrès à Metz du îi9 juillet au !•' août 1869, et elles votèrent à l'unanimité la suppression dans la constitution maçonnique de l'affirmation de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme, et décidèrent qu'il fallait reconnaître pour seul principe la tolidarité humaine. Ces décisions furent prises sur la proposition du frère J. Macé.

composées de livres impies. De son côté, M. Duruy cherchait à réaliser un des vœux les plus chers du programme maçonnique, en inaugurant pour les jeunes filles un enseignement d'Etat, qui eût été une préparation aux loges androgynes.

Pendant le concile du Vatican, le gouvernement impérial fit tout ce qui dépen-. dait de lui pour F empêcher d'aboutir, en joignant son action aux intrigues de la Prusse; et à Constantinople son ambassadeur s'unit à la Russie pour susciter le schisme des Arméniens. Qu'eu t-il fait après la promulgation du doçme de l'infaillibilité ? c'est le secret de Dieu. La tempête qui l'emporta était déjà formée le jour où 1 Eglise rendit son arrêt définitif.

Son dernier acte fut un nouvel abandon de la Papauté. Le 26 juillet 1870, alors qu'aucun échec n'avait encore porté atteinte au prestige de nos armes, il envoyait à la brigade d'occupation de Rome l'ordre de départ, et laissait Pie IX livré sans défense aux convoitises piémontaises. Ainsi avait été rempli jusqu au bout le mandat des sociétés secrètes.

Un de leurs membres les plus avancés et les plus intelligents, le père Enfantin, l'ancien fondateur du Samt-Simonisme, s'employait activement à calmer les impatiences des frères et ami<3. En 1861, il rendait ce témoignage à rEmpire dane

deux lettres adressées à Arles Dufour :

«i Bien des gens ont cru que nos deux Napoléon, au lieu de faire des 18 brumaire ou des 2 décembre, auraient dû donner à la.

France toutes les libertés imaginables. Ce n*est pas de liberté que nous avons le plus de besoin aujourd'hui, c'est d'autorité intelligente et sachant l'avenir » (et ses éditeurs ajoutent : « Cette autorité intelligente et exercée à l'étude de l'avenir, Enfantin avait foi qu'il la voyait en face de lui » ).

Lui-môme écrivait encore :

« J'entends assez souvent plusieurs d'entre nous s'étonner des ménagements, tempéraments, atermoiements, aue le gouvernement français apporte depuis aix ou douze ans dans ses relations avec la Papauté. Pour moi, je n'en suis pas surpris. Ce qui ressort évidemment pour moi de notre conduite à Rome, c'est précisément que nous ne voulons pas détruire de fond en comble le Catholicisme, mais que nous voulons qu'il se transforme, c'està-dire que nous nous appelons Napoléon III et non pas Mazzini))(l).

La transformation du catholicisme, c'est-à-dire l'assujettissement de l'Eglise, voilà le fond de la pensée de tous les révolutionnaires de haut rang, et Enfantin interprétait bien Vidée napoléonienne.

(1) Œuores de Saint-Simon et d'Enfantin, publiées par les membres du conseil institué pour l'exécution de ses dernières volontés : Arles, Guéroult, Jourdan» Laurent, t. II, p. 95, et t. XIII, p. 110, 132, 133. Le Saint- Simonisme empruntait tous ses principes à la Franc-Maçonnerie. Aussi Ragon ne manque pas de revendiquer St-Simon et Fourier comme des gloires maçonniques.

. LA PRUSSE ET l'eMPIRE MAÇONNIQUE.

L'alliance anglaise avait été la politique constante de Napoléon III, (jui lui sacrifia en plus d'une occasion les intérêts nationaux. En réalité, c'était la subordination de notre pays à lord Palmerston, qui tenait dans ses mains depuis de longues années le fîl directeur des sociétés secrètes, et, avec son élève Gladstone, se servait dans l'univers entier de la puissance anglaise pour faire la guerre au catholicisme et aux Bourbons. Lord Palmerston mort (1867), Napoléon Ill'fut livré à lui-même, et les sectes antichrétiennes se tournèrent toutes vers la Prusse.

Ce pays, on l'a vu, était un de ceux où la propagande maçonnique était le plus avancée. Le protestantisme y avait facilité beaucoup la tâche des loges. Partout, du reste, lesclergésprotestants,aulieu de lutter contre une doctrine qui ruine l'autorité de la révélation, s'alliaient à la Maçonnerie, en sorte qu'un maçon éminent a pu dire que

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tout protestant était déjà par cela seul un demi-maçon. C'est ce qui explique comment les sociétés secrètes commencent de préférence leurs attaques par les pays catholiques, et se bornent à s'infiltrer sans secousse dans les nations protestantes, généralement avecla connivence aveugle des princes.

Frédéric II de Prusse, franc-maçon et athée, avait laissé à sa race une tradition révolutionnaire, à laquelle, sauf quelques intermittences, elle s'est montrée fidèle. En 1813, Frédéric-Guillaume III s'associa pleinement au mouvement à la fois national et maçonnique du Tugendbund ; et plus lard, quand, au congrès de Vérone, M- de Haugwitz dénonça les sociétés secrètes et que les empereurs d'Autriche et de Russie proscrivirent la Maçonnerie, le roi de Prusse s'en déclara au contraire le protecteur (1). Dès ce jour, toute la Maçonnerie allemande convergea vers Berlin :

elle fut comme une branche de l'administration, conduite à un but déterminé avec la raideur de main propre à la bureaucratie prussienne. Si les loges supportaient ce despotisme, c'est parce que, en le subissant, elles n'en marchaient que plus

(1) V. des témoignages très-précis sur ce fait et sur toute l'action de la Maçonnerie au profit de la Prusse dans l'ouvrage du P. Deschamps, les Sociétés secrètes €t la Sociétés t. II, p. 300 et suiv.

sûrement vers raccomplissement du grand œuvre maçonnique.

Après les grands succès de la Prusse, un habile personnage a dit que « c'étaient les maîtres d'école prussiens qui avaient gagné la bataille de Sadowa. » Comme toutes les phrases à effet, cejle-là a été répétée partout, surtout en France.

Rien n'est plus faux, si Ton veut y voir la preuve du développement de la puissance des peuples parTinstruction primaire. Les pays que la Prusse a vaincus en 1866, la Saxe, le Hanovre notamment, étaient beaucoup plus avancés qu'elle sous ce rapport; mais le mot est parfaitement vrai si Ton entend par là que les maîtres d'école et ' les professeurs des universités allemandes, presque tous francs-maçons, ont par leurs enseignements beaucoup plus contribué que M. de Moltke à la victoire de Sadowa et aux triomphes encore plus faciles remportés sur les armées du. Hanovre et de la Bavière.

Les premiers linéaments du travail d'opinion qui devait amener l'unification de l'Allemagne sous la domination de la Prusse, remontent précisément à l'époque où Frédéric-Guillaume HI se déclara le protecteur de la Maçonnerie. Ce travail s'est poursuivi à la fois dans le secret des associations occultes et au grand jour

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de l'enseignement des universités et de la propagande par la presse, ce qui est un des principaux modes de l'activité maçonnique.

Mgr de Ketteler, l'illustre évéque de Mayence, a raconté comment, en 1848, vingt ansaprès le congrès de Vérone, il se trouvait dans une réunion électorale pour le Parlement allemand, où le plan que devait plus tard réaliser M. de Bismarck fut pour la première fois exposé devant lui.

« Un des assistants, homme d'ailleurs éminomment respectable, émit cet avis : que la principale mission du Parlement était d'étendre jusqu'au MeinIgs frontières de la Prusse, et de constituer ainsi au nord de l'Allemagne une royauté qui serait placée sous la couronne de la Prusse : que mon devoir de député était de concourir à ce dessein. Ce fut la première fois que j'entendis émettre l'idée que nous avons vu se réaliser vingt ans plus tard. Je fus étrangement surpris, dans un temps où tous les droits étaient ébranlés, d'entenare une telle bouche préconiser comme un moven de salut une nouvelle et si colossale violation du droit, et je repoussai énergiquement le conseil de concourir à un dessein qui était le déchirement de l'Allemagne. Je ne me figurais guère alors que ie serais témoin plus tard, comme évéque de Mayence, de la réalisation de ce plan et de l'extension des frontières prussiennes jusqu'au Mein. Combien de fois j'ai pensé depuis a ce monsieur de Tecklembourg, dont les

paroles sont devenues pour moi une preuve que ce qui est arrivé de nos jours était depuis longtemps préparé. Je suis certain maintenant que cet homme n'énonçait pas une opinion personnelle, mais qu'il s'était approprié la pensée d'une société secrète» (1).

L'Empire allemand à Francfort était une tentative prématurée. L'idée en fut reprise sur de nouvelles bases, et M. de Bismarck l'a réalisée, après avoir rallié en 1866 tous les partis révolutionnaires, libéraux, nationaux et progressistes, sous le drapeau prussien. L'on peut remar- (juer que les hommes qui servent sa poli- ■ tique avec le? plus d'ardeur sont d'anciens ^ agitateurs, qui ont pris une part active ^ aux événements de 1848. Tels sont les Schultze-Delistch, les Lasker, les Gneist, sans parler de ceux qui, comme Karl Marx et Simon Deutsch, les chefs de Tlnternationale, travaillent pour lui sur un autre terrain (2). Comme la dictature de

(1) U Allemagne après la guerre de 1866 (trad. française), p. 36 et suiv.

(2) Les relations de la Prusse avec la Commune parisienne sont parfaitement connues.

Voir des lettres échangées en 1867 entre Mazzini et le comte d'Usedom, ambassadeu r de Prusse à Florence, dans le Monde du 13 février 1875.

« Le principal entremetteur pour toutes les relations entre la presse démocratique et progressiste française et la presse allemande, est un certain Simon Deutsch, qui fournissait déjà du temps de l'Empire de l'argent au parti radical. Pendant la guerre, Deutsch était à Vienne, où il faisait de la propagande française.Retourné à Pari» en février 1871, il était un des membres les plus actifs de

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Louis-Napoléon, la raison d'être du nouvel Empire allemand, c'est la guerre au catholicisme.

Pendant les premiers temps, ce plan a été assez bien dissimulé.

C'est dans l'ombre que M. d'Arnim, pendant le concile du Vatican, tramait ses perfides excitations au schisme, et que le 20 septembre 1870 il se faisait le complice des envahisseurs de Rome. Les premiers rôles dans l'œuvre du schisme étaient habilement confiés aux ministres prussophiles et fpancs-maçons de la catholique Bavière.

C'est précisément après ses grands succès en 1870-1871, quand la Prusse n'avait plus d'ennemis en Allemagne et

l'Internationale y conseiller de laCommune et alterego financier du. délégué aux finances. Après la chute de la Commune, Simon Deutsch fut arrêté, mais relâché d la suiie de l'intervention de l'ambassade d'Autriche^ La police française l'expulsa ensuite du territoire. Peu de temps après, il put revenir, grâce à l'intervention du député Laurier, alter ergo de M. Gambetta, Il est associé à la Bépublique française pour la somme de 50,000 francs et esttrès-lié avec M. Etienne, le directeur de la Neue Press (de Vienne), notamment depuis qu'il dispose, en sa qualité d'agent de Mustapha-fazil -Pacha, de puissants moyens pécuniaires. CDépeche de M.d'Arnim à M. de Bismarck, 2 décembre 18/2.)

D'autre part, ce Simon Deutsch est membre du comité directeur de la Jeune Turquie, qui a détrôné^ Abd-ul-Azis. Ce n'est pas sans raison que M. Disraeli, en septeçibre 1876, au banquet d'Aylesbury a sii^nalô publiquement la grande part qu'avaient les société» secrètes aux agitations de l'Orient, d'où est sortie la guerre entre la Kussie et la Turquie.

que les catholiques, non contents d'avoir prodigué leur sang sur les champs de bataille, s'empressaient d'offrir leur fidélité à l'empire allemand, c'est alors que, sans aucun motif et contre son intérêt le plus évident, M. de Bismarck a inauguré une lutte religieuse, qui sera la pierre d'achoppement du nouvel édifice.

Les légistes de l'Empire ont commencé par des lois sur l'éducation des clercs , qui rappellent étonnamment certains projetsde Napoléon I®^, repris plus tard timidement par le gouvernement de Louis-Philippe.

M. de Bismarck se flattait sans doute d'amener ainsi peu à peu les catholiques au schisme de Reinkens et de Doêllinger : c'est toujours la même espérance de corrompre et de transformer le catholicisme l

Mais, devant la courageuse, unanimité de l'épiscopat, les ennemis de l'Eglise ont dû lever le masque et en arriver à la persécution ouverte. Cette persécution ne s'arrête pas aux frontières de l'Allemagne.

C'est de Berlin que partent toutes les attaques contre TEçlise, toutes les vexations| légales qui l'affligent dans le monde entier, dans le Brésil et les Etats-Unis d'Amérique, comme en Suisse, en Italie et en Espagne.

L'attitude prise par la Franc-Maçonnerie depuis que le Kulturkampfsiéié inauguré, est singulièrement significative. Elle juge

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que le secret est devenu inutile ; elle tient au contraire à se montrer et à faire sentir sa puissance. Dans ses journaux, dans ses loges, elle revendique hautement une part prépondérante dans la fondation du nouvel empire allemand et dans sa lutte contre l'Eglise. En voici deux exemples pris entre cent articles semblables :

Te l«^ novembre 1873, la Frei-Maurer Zeitung de Leipzig écrivait ceci :

« Quand sont ainsi en présence deux antagonistes : l'empereur, qui, en sa qualité de F,'., estime et protège V Ordre; le Pape, qui le^maudit et voudrait oien l'envoyer aux enfers, la Franc-Maçonnerie peut et doit adopter un parti. Elle peut et aoit se mettre du côté où

elle est comprise et aimée A la suite de

l'empereur, nous marchons vers la liberté de l'esprit sans assujettissement, vers la pacification de la société sans distinction de symboles, vers l'afiFranchissement de tout préjugé

de jouissance égoïste Ce vieillard, ce

héros est notre F.*.; il nous est lié par une chaîne indestructiple, indissoluble. L'idéal que poursuit notre Société nous l'associe.

Avec nous et pour nous, il manie le marteau de là force, l'équerre de la sagesse, le compas de l'inspiration commune, qui sert à réfler suivant un type idéal les actes dignes de homme Que la conduite de notre F.*.

Impérial, qui n*a pas vainement travaillé au grand œuvre, soit un exemple à tous les FF. * . Nous avons confiance que tous nos FF. * . et

foutes no^ loges sont animés de ces sentiments, et qu'on n'oubliera pas, dans les banquets <pi ont lieu à des époques fixées de faire tiîois feux nourris en l'honneur et par amour pour le noble vieillard qui a su combattre tes puissances de ténèbres qui ceulent anéantir nos desseins. »

Presque le même jour, le Hérault- Rhénan (25 octobre lo/3) disait;

« Nous croyons pouvoir légitimement affirmer que c'est l'esprit de la Franc-Maçonnerie qui, dans le dernier procès qui s'instruit contre l'ultramontanisme, a prononcé sa sentence par la lettre à jamais mémorable de l'empereur au Pape. Les idées de l'empereur Guillaume, qui, on le sait, est membre de la Franc-Maçonnerie, ne datent pas d'hier, et ne lui ont pas été uniquement mspirées par ses conseillers actuels, ainsi qu'on se plaît à le répandre. Déjà, encore à la fleur de Vdge, il les exprima en présence de t Ordre, à une époque où le monde se faisait de lui une tout autre idée. Dans ce temps, il proféra des pa- **oles de prince et d* homme, et il y est demeuré fidèle. Si aujourd'hui il les exécute, c'est ce que l'histoire des siècles futurs attestera. »

L'empire prussien est bien véritablement un empire maçonnique I Mais la couronne en sera-t-elle toujours portée par les Hohenzollern ? — C'est la question que l'avenir décidera, et il n'est pas impossible d'entrevoir cet avenir avec ce que nous savons du but final des sectes.

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l'avenir. — LA RÉPUBLIQUE UNIVERSELLE ET LA COMMUNE.

Il y a déjà longtemps, lin franc-maçon célèbre, Blumenhagen, disait dans une loge :

« L'ordre de la Franc-Maçonnerie a fini son enfance et son adolescence. Maintenant il est devenu homme, et, avant que son troisième siècle soit accompli, le monde eonnaîtra ce qu'il est réellement devenu. C'est pourquoi l'esprit de l'Ordre veille attentif, en avant du temps et de l'esprit du monde, il s'implante dans tous les recoins de la terre, et s'établit fermement au cœur du pays. Et,

Fuisque le monde entier est le temple de Ordre, l'azur du ciel son toit, les pôles ses murailles, et le trône et l'Eglise ses piliers, alors les puissants de la terre s'inclineront d'eux-mêmes et abandonneront à nous le gouvernement du monde et aux peuples la liberté que nous leur préparons. Que le Maître de 1 Univers nous donne .seulement un siècle, et nous serons arrivés à ce but ainsi désigné à l'avance. Alors les peuples chercheront leurs princes au milieu des reliques du passé. Mais, pour cela, il faut que rien ne ralentisse le travail et que jour par jour notre bâtisse s'élève.

Plaçons, sans qu'on s'en aperçoive, pierre sur

pierre, et le mur invisible s'élèvera solidement toujours plus haut 1 » .

Depuis lors les événements ont assurément marché : le pouvoir temporel du

persécutant FEglise, la France en république, témoignent assez du règne universel de la Maçonnerie. Cependant le grand œuvre n'est pas achevé.

Dans un article officiel sur le rôle de la FranC'Maçonnerie dans l'avenir, le Monde maçonnique d'avril 1876 réfute la pensée de ceux qui regardent 1 œuvre de fa Maçonnerie comme touchant à sa hn, et croient qu'elle n'a plus besoin de mys-

tère

« kon, répond cette feuille, la Franc-Maconnerie n'est pas seulement une société dont l'obiet principal est l'étude théorique des auestions qui intéressent l'humanité; cest îine école pratique et expérimentale, une institution modèle, un véritable type de société organisée...,. La principale préoccunation de ses membres doit être de se tenir sans cesse à l'avant-garde de la civilisation; s'efforcer d'éclairer la marche ascendante de l'humanité en étudiant en commun, dans leurs paisibles ateliers, les problèmes qui surgissent dans le monde, en les élucidant avec soin en les vulgarisant si leur solution doit contribuer au bonheur des hommes. C'est ainsi que no*

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frères avaient longtemps étudié et pratiqué e suffrage universel avant de s'en faire les ' propagateurs, avant que le monde extérieur eût songé à en faire la base de l'ordre «•)cial... Une telle association ne saurait périr, parce qu'une évolution progressive a été

accomplie L'humanité progressera sans

cesse. C'est sa loi. Quand ce qui a été longtemps regardé comme un idéal se réalise, les horizons plus larges d'un idéal nouveau offrent à l'activité humaine, toujours en marche vers un meilleur avenir, de nouveaux champs d'exploration, de nouvelles conquêtes à faire, de nouvelles espérances à poursuivre. La Franc-Maçonnerie aura donc toujours son rôle utile dans le monde. Elle lé remplira dignement dans l'avenir comme dans le passé, en conservant avec soin la part essentielle de ses mystères, qui sont le lien particulier des initiés. »

Ainsi, ce n'est pas assez d'avoir réalisé cette république, qui est dans la Maçonnerie, comme le disait Crémieux. De nouveaux horizons s'ouvrent à son action :

où conduit-elle l'humanité au milieu de ce perpétuel devenir f L'étude des documents et de% faits va nous l'indiquer.

La République véritablement maçonnique, c'est la République universelle.

Partant du principe que chaque homme, comme une émanation de la substance unique, est un être absolument indépendant, Roi et Dieu, la Maçonnerie enseigne u'il n'y a absolument aucun droit en de-

hors du consentement des peuples. Ce consentement est essentiellement révo- , cable, et, comme le disait un des hommes les plus pénétrés de son esprit, Jefferson, « un peuple a, tous les dix-huit ans, c'est-àdire à chaque renouvellement de génération, le droit de changer son gouvernement et de faire banqueroute. » Une monarchie constitutionnelle ne peut être qu'une étape dans la voie qui conduit à la République.

La patrie, la nationalité^ ne constitue elle-même aucun droit qui puisse enchaîner les individus souverains. De mêmeque, dans un pays, le peuple souverain a pu détruire les provinces, les corporations, les libertés locales, ainsi l'humanité souveraine peut et devra détruire les nationalités particulières. « La nation ne doit tolérer entre elle et les citoyens aucua corps intermédiaire, » disaient les révolutionnaires de 1791. En vertu du même principe, l'humanité maçonnique ne devra tolérer aucun intermédiaire entre le grand tout çt les individus souverains.

Un personnage qui s.'est fait dans le nouveau monde le porte-voix de la Maçonnerie, Grànt, le président radical des Etats-Unis, a jeté dans une proclamation officielle ces paroles inconcevables pour ceux qui ne sont pas au courant du langage des loges :

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a Le monde civilisé tend vers le républicanisme, vers le gouvernement du peuple par ses représentants, et notre grande république est destinée à servir de guide à toutes les autres.... Notre créateur prépare le monde à devenir, en temps opportun, une grande nation, qui ne parlera qu'une langue et où les armées et les flottes ne seront plus nécessaires (1). »

La même pensée inspire en ce moment le projet d'une association internationale des étudiants, où tous les partisans de la République et de la libre pensée, de quelque nation qu'ils soient, se tendraient la main par-dessus Strasbourg et Metz .

Ce sera la répétition de ces congrès et de ces ligues de la paix qui préparaient l'explosion de 1870, et auxquelles tant d'honnêtes gens donnaient étourdiment leur adhésion. Il suffit davoir suivi avec quelque soin ces procédés des sociétés secrètes pour savoir qu'elles s'avancent vers leurs desseins destructeurs précisément en jetant en pâture aux esprits de notre temps,

(1) L'existence et les développements de la Franc- Maçonnerie aux Etats-Unis, dans un pays protestant et républicain où il n'y a jamais eu de trace 'd'ancien régime aucune rivalité de classes, est une des preuves les plus significatives de son caractère essentiellement antichrétien. On nous permettra de renvoyer à ce sujet à notre Ouvrage: les Etats-Unis contemporains, ou les mœurSy les institutions et les idées depuis la guerre de la Succession, 2 vol. in-18. Pion. 3« édition.

dépourvus de toute règle, des mots sonores et des rêves humanitaires.

C'est là Féternel mensonge de la Révo-.

lution: elle affole les peuples au nom de la liberté, et elle aboutit partout et toujours à la dictature; elle surexcite en eux les sentiments nationaux et les soulève contre leurs gouvernements légitimée au nom de la théorie des nationalités ^ et eWe^ marche volontairement à la destruction de toutes les patries, pour élever sur leurs ruines un césarisme cosmopolite. Elle a sans cesse à la bouche le bonheur des peuples, la paix universelle, et elle les écrase d'impôts et d'armées permanentes, elle les jette dans des guerres plus meurtrières que toutes celles des âges précédents !

La république cosmopolite de la Maçonnerie doit être aus^i une république sociale. Tout homme, dans la doctrine maçonnique, a le droit absolu et imprescriptible de développer ses instincts, de satisfaire ses appétits. Aussi la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 24 juin 1793 met la propriété au nombre des droits naturels.

Conséquence : tout individu a droit à la propriété, et les lois, les institutions sociales qui Fen privent doivent être renversées.

La Maçonnerie ne cesse de l'enseigner, quand, dans tous ses grades, elle montre

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les distinctions sociales et les richesses comme la cause de tous les malheurs de rhumanité.

Le socialisme en découle tout naturellement. Puisque, d'après la Révolution, le nombre et la somme des forces sont la seule source du droit, puisque le peuple est souverain pour faire des lois civiles, politiques et même religieuses, ne Test-il pas également pour régler la distribution de la propriété, l'organisation du travail et ses rapports avec le capital ? La formule du droit moderne a été posée avec une grande netteté dans un congrès de l'Internationale : Après avoir proclamé, en 1789, la souveraineté politique du peuple, il faut maintenant réaliser sa souveraineté économique (1). Un député de Paris, maçon des Hauts grades, M. Langlois, disait à peu près la même chose, sous une forme plus adoucie, à l'Assemblée nationale, séance du 9 mars 1872 •. « La révolution démocratique sociale doit être faite par une assemblée issue du suffrage universel.

Quant aux mesures, c'est aux délégués de la nation à les prendre après délibération,

{1) En 1865, un orateur du congrès de Liège disait avec

5 parasite Ae l'homme 8ur Dieu.\ oxldk ce que i voulons. Voilà la révolution sociale que comportent les principes de S9,les droits de l'homme portés à lew dernière expression. »

et cela doit être fait en bonne conciliation. » Au sein de cette société fondée sur le droit purement humain et au nom de la liberté individuelle, on verrait s'élever le plus monstrueux despotisme : celui des plus forts et des plus habiles. Les sectaires qui se sont révoltés contre la loi de Dieu ne valent plus des droits divins du père et du prince, fondés sur cette loil Or ils remplacent ces autorités, limitées par l'autorité supérieure elle-même dont elles tirent leur origine, par la souveraineté absolue et illimitée de la capacité^ de la science, comme l'entend la Révolution, c'est-à-dire de la ruse et de la force.

Saint-Martin, dans son style d'illuminé, disait : « J'établis sur la réhabilitation d'un homme dans son principe l'origine de son autorité sur ses semblables, celle de sa puissance et tous les titres de la souveraineté politique. » Le Saint-Simonisme a dit à son tour : c< A chacun selon sa capacité. » Le positivisme enseigne la même chose : c'est la science, selon lui, qui détermine les fonctions du pouvoir. V Internationale, elle aussi, emprunte à ces doctrines ses plans de réorganisation sociale. C'est donc partout et toujours la même hypocrisie : ou un césarisme, comme celui de Napoléon et de Bismarck, ou l'oligarchie d'une assem-

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blée issue des clubs, comme la Convention I Nous venons de nommer Vlnternationale. Avec la Commune^ elle est l'expression dernière et logique de la Maçonnerie.

Elle en découle par une filiation directe.

U Internationale n'est pas, comme elle Ta prétendu parfois, une association exclusivement ouvrière. On a remarqué que les principaux propagateurs des sociétés coopératives qui, de 1860 k 1867, surexcitèrent les espérances d'amélioration sociale des ouvriers, ont plus tard été à la tète de Vlnternatianale. A plusieurs reprises, dans ses congrès, des ouvriers sérieux ont demandé que les seuls travailleurs manuels fussent admis dans Tassociation ; mais cette proposition, qui ne faisait pas FafiFaire des meneurs, a toujours été repoussée. Elle • n'est pas davantage le simple résultat du malaise auquel le faux régime social issu de 89 condamne les classes lab*orieuses.

Il est parfaitement prouvé aujourd'hui que Y Internationale n'est pas autre chose que la continuation sous une nouvelle étiquette de V Alliance démocratique et sociale fondée vers 1850 par Herzen et Bakounine, les célèbres socialistes russes.

On profita, pour la lancer, du réveil des idées révolutionnaires après la guerre d'Italie. Parmi «es premiers chefs, on re-

marquait Karl Marx, ancien secrétaire de M. de Bismarck, son gendre Lafargue, Lucraft, employé à Londres &\iSchoolBoard.

La Maçonnerie eut pour mission de favoriser sa propagation.

En 1862, lors de l'exposition de Londres, c'est dans une loge que les délégués ouvriers des différentes nations se réunirent pour la première fois et arrêtèrent les bases nouvelles de l'association. C'est dans les loges maçonniques de Paris qu'elle a recruté à son début ses premiers adhérents et qu'elle a trouvé son point d'appui, selon le témoignage de Fribourg, un de ses fondateurs.

Plus tard/ quand l'Internationale fut, sous le nom de Commune, en lutte armée contre la France, la Franc-Maçonnerie parisienne a pris ouvertement parti pour elle.

Le 26. avril 1871 , plus de dix mille francs-maçons revêtus de leurs insignes, ont été en procession saluer le pouvoir insurrectionnel à l'hôtel de ville^ et là le frère Thirifocque, leur orateur, déclarait que « la Com-^ mune était la plus^ grande révolution qu il eût été donné au inonde de. contempler] qu^elle était lenouveau Temple delSalomonj que les francs-maçons -ont le devoir de défendre. » A quelques jours de là, ils allaient sur les remparts opposer leurs bantiières aux troupes cpmma|idées par le ma-

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réchal Mac-Mahon. En même temps, de nombreuses loges de province s'agitaient et envoyaient à TAssemblée nationale des adresses menaçantes, où elles demandaient la conciliation, la proclamation des fran-^ chises communales^ et réclamaient la dissolution de l'Assemblée.

Le Grand Orient fît bien des protestations contre cette conduite des loges; mais ces protestations, semblables à celles qu'il avait faites peu avant le 24 février 1848, se seraient comme alors changées en une adhésion cordiale, si la Commune eût triomphé.

Les fràncs-maçons plus intelligents qui le composaient ne furent-ils pas de ceux qui, en échange de leur appui, stipulèrent de M. Thiers l'engagement de faire la République, contrairement au pacte de Bordeaux?

Aujourd'hui, les shciétés secrètes vont encore à l'assaut de l'ordre social. Sans^^ doute, la fièvre révolutionnaire, qui, à la suite de défaillances et' d'excitations de toute sorte, s'est emparée d'une fraction de la nation, leur permet de conduire une partie de leurs desseins *au grand jour de la légalité, et, par conséquent, il y a moins aujourd'hui qu'aux époques de compression, de réunions occultes et d'appareils mystérieux. Cependant,

126 IjES SOCIÉTÉS SECI^ÈTES

malgré cette nouvelle situation, les se cietes secrètes n'en poursuivent pa moins leurs agissements, d'abond sur J • grand échiquier d« la politique européenne puis sur le champ de la politique intérieure! i.e radiealisma est aujourd'hui leur moi de ralliement, comme autrefois le libéralisme. C'est sous cette bannière que les loges maçonniques, unies aux tronçons toujours vivants de V Internationale propagent dans les campagnes et daAa hs villes ces petits livres destructeurs de R^^f- ^foyance qui portent les titres de Bibliothèque démocratique oix populaire, d Instruction républicaine. Elles sont également unies sur le terrain électoral flf et dirigent le suffrage universel désorganisé Le sort des Girondins dévorés par les df I'te.vf '"' ^^ I? monarchie de 1830 et ni /P ® napoléonien successivement renversés par la République, nous S quent assez quel sera l'avenir

Le jour où les différentes couches des sociétés secrètes aujourd'hui unies po^ détruire, croiront avoir dAfinit;,L^ .

triomphé du catholicisme et dlrS^^^^^

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