‹ Les sociétés secrètes et la sociétéChapitre 150 sur 151 · II · texte numérisé non relu

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proclamations aux slaves et aux polonais rendus libres préalablement étaient déjà signées (???}... Les slaves, les polonais nous sont nécefr* saires. Eux-mêmes nous aideront quand Pheure du combat pansla^ viste sera venue, quand on revendiquera toute la terre slave dans la Prusse orientale, dans la Posnanie, la Silésie, la Bukovine, la Gali-

oie, la Bohême, dans toute l'Autriche et la Turquie C'est nous,

russes, qui devons ouvrir la voie aux grands élus (!}• >

Déjà fiakounine avait exprimé les mômes idées sur la nècesnté de l'union des socialistes russes et des socialistes polonais, dans un discours prononcé à Paris, le 17 novembre 1847, pour le dix-septième anniversaire de la révolution polonaise^ et il avait invoqué les souvenirs de Pestel, de Rylejef, de Muravief, de Bestuchef, et de Rohoffski, qui avaient été exécutés à St-Pôtersbourg comme les martyrs de cette idée. Il concluait ainsi :

c La réconciliation de la Pologne et de la Russie est une œuvre incomparable et qui mérite qu'on s'y dévoue tout entier. C'est la délivrance de soixante millions d'hommes, c'est la délivrance de tontes les races slaves gémissant sous le joug étranger ; c'est enfin la destmction radicale de tout le despotisme en Europe. 9

Les événements gui, depuis 1872, ont manifesté la puissance du socialisme eu Russie, montrent que les socialistes n'ont pas perdu leur temps ; mais une chose a été bien remarquable aussi* c'est que le sodalisme s'est presqu'exclusivement cantonné dans les provinces proprement russes, tandis que celles qui appartenaient à l'ancien royaume polonais, soit dans ses anciennes limites, soit dans ses dernières plus restreintes, en ont été complètement exempts. L'explication en est bien simple. Les révolutionnaires russes étaient au dedans du pays,tandis que les socialistes polonais non seulement étaient éloignés matériellement de la Pologne, mais détestés par elle et par la meilleure partie de l'émigration. C'est là, ajoute judicieusement M. Georgios Michalof, une indica*

tion dont devraient profiter ceux qui ont en main la poisaance.

(t) Cette dernière exprenion, empruntée aux rituels maçonniqaeB et qui désigne la Maçonnerie comme la force rérolutionnaire par ezceUenee, indiqué par Bakonnine appartenait aux hanta grades. On aura anaal lemarqné^ dam le paaiaga eké plus haut, cette expression de Yamour de VhumaniU, bien étrange sous la plomt du nihiliste russe, mais qui est caractéristique de la doclrine maçonnique t

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