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LÀ PRÉPARATION DE L^EXPLOSION RÉVOLUTIONNAÏRS

égyptien ; et quoiqu'il y eût une Maçonnerie distincte pour chaque sexe, cependant les formalités étaient à pôu près les mêmes dans les deux rituels.

c Dans le rituel de la réception aux deux premiers grades,les néophytes se prosternaient à chaque pas devant le vénérable comme pour l'adorer. Ce ne sont ensuite qu'insufflations, encensements, fumigations, exorcismes, prières, évocation de Moïse, des sept esprits, des anges primitifs qui sont censés apparaître et répondre (comme dans le spiritisme) par des médiums, qui doivent être ici un jeune garçon ou une jeune fille dans un état d'innocence parfaite. Le vénérable leur souffle sur le visage en prolongeant le souffle jusqu'au menton; il ajoute quelques paroles sacramentelles, après quoi la colombe ou pupille, c'est le nom donné à ces médiums, voient les purs esprits qui leur déclarent si les candidats présentés sont, oui ou non, dignes d'être reçus et leur montrent dans une carafe pleine d'eau et entourée de plusieurs bougies allumées ce qu'ils doivent répondre aux interrogations curieuses qui leur sont faites sur des choses cachées ou fort éloignées (1). »

La Ma^nnerie prenait très au sérieux œs honteuses prestidigitation^, qui sont absolument semblables aux scènes du spiritisme dont nous avons été témoins. On a vu plus haut que Cagliostro était un des membres du grand convent, réuni en 1787, autour de la loge des philalèthes.

Son système maçonnique dure toujours en France et en Italie.

Combinée ensuite avec des emprunts faits à tous les autres rîtes et divisée en 90 degrés, cette Maçonnerie égyptienne s'est toujours soutenue. Bien plus, M. Ragon (et qu'on remarque bien ces paroles) dit dans le cours de ses interprétations, approuvé et autorisé par le Grand-Orient : « Le 8 novembre 1816, le rite de Misraïm ou d'Egypte fut porté au Grand-Orient qui l'accueillit Cet abrégé fut remis à chacun des cinq membres de la commis^ sion d'examen nommée par lui. Voilà pourquoi on le reproduit ici. »*

(1) Histoire fdttoretque de la Franc-maçonnerie et des soeiétés secrètes, par P. T. R. Glavel, 3* ôdilion, Pagaerre, 1844, p. 175 et suiv.

Le TRESOR DE GUERRE DE LA tllévOLUtlON 12d

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