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LA LIBERTÉ, LA FRATERNITÉ

Plusieurs aussi se trouvèrent là sans doute, dans ces majorités ou sur cette liste, entraînés par les circonstances et plutôt dupes que oomphces.

Que l'action des loges ait été prépondérante sur les élections aux États généraux, c'est ce qui résulte d'une circulaire envoyée par le comité central du Grand-Orient aux vénérables des loges de provinces :

t Aussitôt que vous aurez reçu le paquet ci-joint, vous en accusere2 U réception. Vous y joindrez le serment d'exécuter fidèlement et ponc* taellement tous les ordres qui vous arriveront sous la môme forme» sans vous mettre en peine de savoir de quelle main ils partent ni comment ils vous arrivent. Si vous refusez ce serment ou si vous y manqnez, vous serez regardé comme ayant violé celui que vous avez fait à totre entrée dans Tordre des frères. Souvenez-vous de VAqtui Tophana ; soQvenez-vous des poignards qui attendent les traîtres (i). »

Voilà comment les députés envoyés pour faire prévaloir les >WBux des cahiers, qui constituaient pour eux un mandat impé^ratif, les déchirèrent à peine assemblés. Dans les assemblées primaires où six millions d'électeurs furent réunis, les sectes ne pouvaient

(t) L'dpoque de cette circalaire fat Juin ou JulUet 1788. Ce fut au moins dans M temps qa'un maçon, cheyalier Kadosch, membre des États de Bretagne, la reçut, (fttmiel, Mémoireêj t. IV, p. 206, ou t. U de ces mêmes Mémoires, p. 844 ; il cite plaaiean réeepUoDS de ce genre par des vénéràMes.)

142 LA RlÊVOLDTION EN PrANCE ET EN PuROPfi

pas avancer leurs principes qui eussent soulevé la répulsion de rimmense majorité; mais elles étaient assez nombreuses pour faire arriver à la députation les hommes dont elles étaient sûres au moyen d'un concert secret de tous les affiliés.

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