VI INTRODUCTION
des témoignages d'un accent tout nouveau. Il faut citer les articles de Mme Darmesteter (1) dans la Revue de Paris (décembre 1899 et janvier 1900) ; l'introduction de M. de Wizewa à une traduction de Wuthering Heights (réimprimée sous le titre de L'Amant); et enfin, à cause de la popularité de l'auteur, quelques pages harmonieuses et inexactes mais qui voulaient être sympathiques, de M. Maeterlinck (2).
Il est surprenant que le volume que nous offrons au public soit le premier qui paraisse en France sur ces femmes remarquables. La littérature anglaise est étudiée chez nous, depuis vingt ans, par un nombre assez considérable de jeunes écrivains, quelques-uns excellents, et la masse des travaux anglais sur le sujet autant que l'intérêt puissant, disons mieux, la sympathie profondément humaine qu'il excite, aurait dû tenter un esprit plus curieux de littérature que d'érudition.
Je me risquerai à dire avec simplicité que ce travail n'était pas difficile. Les sœurs Brontë sont mortes jeunes et ont peu écrit ; en revanche, et bien que leurs vies présentassent peu de problèmes, on a écrit sur elles à l'infini, et une chance
(1) Elle avait déjà écrit une monographie d'Emilj Brontë. E minent Women Séries, Londres L883.
(2) Lu Sagesse el la Destinée, pag. 264-282.