‹ Les soeurs BrontëChapitre 27 sur 27 · TROIS MORCEAUX MONTRANT LE PROGRÈS DE CHARLOTTE BRONTE EN FRANÇAIS · texte numérisé non relu

TROIS MORCEAUX MONTRANT LE PROGRÈS DE CHARLOTTE BRONTE EN FRANÇAIS

1° Lettre écrite à Ellen Nussey en 1832.

« J'arrivai t à Haworth en parfaite sauveté sans le inoindre accident on malheur. Mes petites sœurs couraient hors de la maison pour me rencontrer aussitôt que la voiture se fit voir, et elles m'embrassaient avec autant d'empressement etde plaisir comme si j'avais été absente pour plus d'un an. Mon papa, ma tante, et le Monsieur dont mon frère avait parlé, furent tous assemblés dans le salon, et, en peu de temps, je m'y rendis aussi. C'est souvent l'ordre du ciel que quand on a perdu un plaisir il y en a un autre prêt à prendre sa place.

Ainsi, je venais de partir de très chers amis, mais tout à l'heure je revins à des parents aussi chers et bon dans le moment. »

2° Commencement d'un devoir écrit à Bruxelles en juillet 1842, après quatre mois de séjour à la pension Héger.

« De temps en temps il parait sur la terre des hommes destinés à être les instruments [prédestinés] de grands changements moraux ou politiques. Quelquefois, c'est un conquérant, un Alexandre ou un Attila, qui passe comme un ouragan, et purifie l'atmosphère morale, comme l'orage purifie l'atmosphère physique ; quelquefois, c'est un révolutionnaire, un Cromwell, ou un Robespierre, qui fait expier par un roi les vices de toute une dynastie ; quelquefois c'est un enthousiaste religieux comme

Page 1