LES S0BDRS DR CHARITÉ
pitation , écrivit plus lard une des Sœurs; le moment du départ venu , on se quitta. Des larmes furent versées , non par celles qui allaient au combat , mais par celles qui les voyaient partir. » La servante de Dieu ajoute avec une gaîlé charmante : « Monsieur le commandant du Narval nous reçut à bras ouverts , ainsi que tous les officiers de l'équipage. Monsieur l'amiral et son état-major saluèrent notre arrivée par des démonstrations d'une vive allégresse. Un instant après, le général (Mayran) vint à notre rencontre sur le bateau ; il nous aborda si gracieusement que nous en demeurâmes toutes stupéfaites. Après nous avoir adressé un petit discours analogue à la circonstance , l'amiral nous confia aux soins du général , en lui disant que sa mission était finie. Celui-ci , fier de son nouveau régiment, nous fait monter dans sa barque et vient nous installer lui-même à l'ambulance: En voyant les Sœurs, plusieurs soldats s'écrièrent : a Maintenant nous entrons sans peur à l'hôpital. » Il y avait beaucoup à faire, mais tout se fit. Un protestant, frappé de surprise, disait : « Je ne puis comprendre comment ces femmes si délicates peuvent supporter une si grande fatigue ! — Il ne sait pas ,
iaitSt