‹ Les Soeurs de Charité en OrientChapitre 16 sur 30 · LES SOBURS DB CHARITÉ · texte numérisé non relu

LES SOBURS DB CHARITÉ

ouvert, ayant dans ses attributions, à Gallipoli, la salle des cuirassiers et des artilleurs, leur dit en les abordant : « Ah ! mes amis , je vais bien vous soigner, car j'aurais trop de regret que la belle race se perdît chez nous. » Cette naïveté lui avait d'abord gagné tous les cœurs , comme l'on pense , et la bonne fille exploitait la confiance de ses malades dans l'intérêt du bon Dieu. Elle les exhortait donc à se confesser. Comme il n'y avait dans ce moment pour aumônier qu'un Père dominicain , accouru généreusement à Gallipoli pour remplacer l'aumônier en titre , absent , nos soldais , qui ne connaissaient point encore son habit blanc et qui en attendaient un noir, faisaient à la Sœur des objections en lui disant qu'il était moine et non pas prêtre. « Je vous l'assure , mes amis , il est bien prêtre. — Mais, ma Sœur, prêtre à dire la messe ? ajouta l'un d'eux. — Sans doute, répondait la Sœur ; j'y assiste chaque matin, et c'est même lui qui me confesse. — Ah ! bien , reprirent-ils, il est donc réellement prêtre. » Le cas de conscience était résolu pour eux , et ils faisaient ensuite comme la Sœur. » L'action favorable de la religieuse hospitalière auprès du chevet d'un malade tiède ou incrédule

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