‹ Les Soeurs de Charité en OrientChapitre 21 sur 30 · LE MOIS DE MARIE · texte numérisé non relu

LE MOIS DE MARIE

çussent une répcrose ; les saintes filles commençaient à s'inquiéter et à douter que le sultan eût daigné lire leur pétition. Celle qui l'avait remise proposa d'aller demander la réponse , oe qui fut accepté à l'unanimité. Comme la première fois, elle se rendit sur le passage d'Abdul-Medjid ; mais ce jour là , il était allé par eau dans une des mosquées qui s'élèvent sur les rives du Bosphore. La Sœur ne recula point; elle entra dans un caïc , et attendit aux environs du palais le retour du sultan. Au bout de quelque temps, l'embarcation impériale parut au loin , et , selon l'usage , le batelier se prépara à ramer pour aller se mettre à une distance respectueuse. Mais la Sœar s'y opposa, et fit si bien que le sultan la remarqua et fit arrêter son bateau , en faisant signe à la religieuse de s' approcher. Lorsque le caï« fut assez près , le sultan se leva ; la Sœur voulut en faire autant , mais la houle étant assez forte en cet endroit, il l'obligea à s'asseoir et l'invita à lui dire en français ce qu'elle désirait. Elle obéit et s'expliqua en peu de mots. Le sultan lui répliqua qu'il croyait cette affaire terminée depuis longtemps; mais que, puisqu'il en était autrement, il allait , en rentrant, donner de nouveaux ordres,

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