‹ Les Soeurs de Charité en OrientChapitre 22 sur 30 · HT LA FÊTE-DIBU · texte numérisé non relu

HT LA FÊTE-DIBU

et qu'elle pouvait se retirer tranquille. Et ce ne fut qu'après l'avoir saluée gracieusement que le souverain se rassit dans son bateau de parade.

Le lendemain , un des officiers du palais vint remettre à la supérieure de Bebek les 80,000 piastres (20,000 fr.) qu'elle avait fait demander au sultan pour achever son œuvre charitable.

Les immenses travaux qu'avaient acceptés les Sœurs dans les hôpitaux et les ambulances , ne suffisaient pas à leur zèle et ne contentaient pas cette charitable ardeur dDnt elles étaient dévorées; elles demandèrent au général Pélissier la permission d'aller sur les champs de bataille , dans les tranchées , sous le canon des Russes , pour y recueillir les blessés. Le général refusa cette demande, en admirant le courage compatissant qui l'avait dictée , et il répondit aux Filles de Saint- Vincent que leur liberté et leur vie étaient trop précieuses à la France pour qu'il pût consentir à ce qu'elles s'exposassent ainsi. On assure que les Sœurs de Charité piémontaises , plus heureuses, ont obtenu des généraux de leur armée la grâje "que leurs Sœurs de France avaient vainement sollicitée, et qu'elles ont pu offrir à Dieu un

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