‹ Les Soeurs de Charité en OrientChapitre 8 sur 30 · LA SOBUR DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

LA SOBUR DE CHARITÉ

a fait pénétrer dans son. âme, avec le regret de ses fautes, le besoin de les confesser et le désir de recevoir le Pain des anges ; de renouveler, sur ce lit d'hôpital, sa première communion , et d'unir ainsi son plus doux souvenir et sa suprême espérance. Le blasphème et le désespoir n'habitent point les lieux sanctifiés par la présence de ces saintes filles ; car elles amènent à leur suite, avec les soins intelligents et charitables qui réjouissent le corps , les divins espoirs et les suaves consolations qui guérissent les âmes : utiles partout et toujours , elles sont nécessaires au lit du pauvre soldat éloigné de sa famille et mourant pour son pays.

Dès la naissance de leur institution, elles étaient ce qu'elles sont encore aujourd'hui. On connaît cette le'ttre d'une naïveté sublime, écrite par une Sœur de Charité à saint Vincent de Paul , et où se peignent si bien le dévouement absolu, l'abnégation sans réserve, l'immolation de soi-même et la charité qui caractérisent ces saintes filles : « Monsieur, écrit » cette fille inconnue aux hommes mais connue » des anges, nous sommes accablées de travail, et » nous y succomberons si nous ne sommes secou- » rues ; je suis contrainte de vous tracer ce peu de

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