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hôpitaux, sans compter les infirmeries des workhonses et le service des malades en ville. Ce n’est pas avec ces ressources, comme le pourrait faire supposer l’existence de cette école, que l’on remplit les cadres des services hospitaliers. Lorsqu’un hôpital a besoin d’infirmières, il fait une annonce dans les journaux : « On demande des infirmières, y» Il se présente alors des diaconesses, des jeunes filles ou des veuves, et on les engage après leur avoir soumis le règlement et la discipline à laquelle elles sont astreintes, sans dérogation pour personne. Ces infirmières sont d’ailleurs surveillées par les pasteurs et les dames des souscripteurs pour l’hôpital. La présence renouvelée de ces dames qui apportent des fleurs dans les salles des malades constitue
8f> LES SOEURS HOSPITALIÈRES, une excellente surveillance qui maintient le personnel dans le devoir. Il faut ajouter encore que, avant le repas, l’infirmière laïque fait la prière d’usage, et que les murs des salles sont décorés de tableaux à encadrement simple représentant, enluminés, des versets delà Bible.
Enlin, en terminant, je ne voudrais dire rien de piquant pour personne; mais vos lecteurs ne manqueront pas de constater que les Anglais protestants, qui ne croient point aux saints, ont néanmoins conservé les vieux noms de leurs hôpitaux, Saint-Barthélemy, Saint-Thomas et Saint -Georges, et ne pensent point que leur liberté de conscience en soit offensée.
Veuillez agréer, etc.
Paris, 7 décembre 1885.
Mon cher directeur,
En dehors du conseil municipal, un certain nombre de conseillers municipaux, attachés à un journal politique, et plusieurs journalistes, ont, dans divers journaux, lente d’atténuer la portée de la pétition que les médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris, au nombre de 109, viennent
d’adresser à M. le ministre de l’intérieur i.
Nous sommes 114 médecins et chirurgiens‘en exercice dans les hôpitaux; il y a 17 médecins eî chirurgiens honoraires, et 32 médecins et chirurgiens des hôpitaux attachés au bureau central. 11 ne faut compter ni les accoucheurs ni les médecins aliénistes, nommés par un concours spécial, à qui les règlements n’accordent pas le titre de médecins des hôpitaux.
Tous les honoraires, c’est-à-dire des hommes qui ont passé trente à quarante ans de leur vie dans des services hospitaliers tenus soit par des laïques, soit par des sœurs, ont tous signé, sauf un. Ce dernier exerce une fonction publique, qu’il