‹ Les soeurs hospitalièresChapitre 22 sur 28 · BERN · texte numérisé non relu

BERN

Les religieuses jugées par une infirmière laïque (Gazette des hôpitaux du 21 février 1884).

À MONSIEUR LE Dr DESPRÈS chirurgien de l’hôpital de la Charité

Paris, 18 février 1881.

Monsieur le docteur,

À la suite de la lecture d’une nouvelle lettre de vous contre la laïcisation des hôpitaux, lettre que je n’ai pas lue d’ailleurs,

une surveillante laïque, je pourrai vous dire son nom, me dit ceci, pas plus tard qu’hier : « M. le docteur Desprès nous déteste et nous calomnie ; mais du moins , en ce qui me regarde (et je ne suis pas la seule), je sais queje fais consciencieusement mon devoir ; néanmoins je conviens que les meilleures des surveillantes laïques — et il en est de bonnes — ne feront et n’iront jamais dans la voie des devoirs hospitaliers, aussi loin que les religieuses. Elles atteignent l’au delà, nous sommes l’en deçà. Mais M. le docteur nous calomnie, ou, tout au moins, nous méconnaît; et, dans ce dernier cas, il est injuste contre son intention. »

D’une laïque mécontente de votre lettre, et soucieuse de remplir son devoir, l’hommage rendu aux religieuses hospitalières

PIÈCES ANNEXES

est, me semble-t-il, d’une immense valeur.

Cet hommage ne m’a pas été raconté, je l’ai reçu moi-même, parlant à moi, de la bouche même de la surveillante. C’est déjà la trahir que de vous l’écrire, ce serait faire plus que de vous dire son nom, son hospice et sa salle, et cela est d’ailleurs inutile à la cause.

Je ne puis qu’ajouter que, sur l'honneur, je me porte garant de la vérité de ce qui précède.

Agréez, etc.

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