BANQUETS D'ADOPTION
Les Banquets des Loges d'Adoption ont lieu dans des formes qui ressemblent assez à celles des Banquets des Ateliers Symboliques (i).
Il n'y a, dans la salle du festin, qu'une seule table, disposée en fer à cheval :
La Grande Maîtresse est au centre, ayant à sa droite le Vénérable Grand Maître. Les deux extrémités du fer à cheval sont occupées, à droite (c'est-à-dire : à droite, en entrant), par le Frère Premier Surveillant et la Sœur Inspectrice, et, à gauche, par le Frère Second Surveillant et la Sœur Dépositaire.
A l'exception du Vénérable, tous les Frères sont placés en dedans du fer achevai. De même, à l'exception de la Sœur Maîtresse des Cérémonies qui fait vis-à-vis à la Grande Maîtresse, toutes les Sœurs sont placées en
(i) Voir le volume intitulé Le Culte du Grand Architecte, chapitre VII, pages io3 et suivantes.
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dehors. Chaque Maçon asa a Mopse » en face de lui. La Maîtresse des Cérémonies est entre deux Maitres des Cérémonies.
Les Frères Officiers et les Sœurs Officières sont à la partie du fer à cheval qui correspond au climat d'Asie et rangés dans Tordre qu'ils occupent en Loge : cette partie de la table est également réservée aux Maçons et Maçonnes à qui TAtelier fait honneur.
La salle est éclairée par cinq lustres suspendus au plafond : un lustre à chaque angle, et le cinquième au milieu.
A défaut de lustres, on place sur la table des candélabres à cinq branches, garnis de bougies ; le nombre quinaire doit être partout observé.
Les différents objets qui couvrent la table sont disposés en cinq lignes parallèles, tracées par des rubans de diverses couleurs. On place les flambeaux au milieu ; les plats, sur une seconde ligne, en deçà ; les bouteilles et carafes, sur une troisième ; les verres, sur une quatrième ; et les assiettes, sur la cinquième ligne, au bord de la table.
La table, qui est très longue à raison de sa forme, est, par contre, fort peu large ; ce qui permet à chaque Frère, pendant le repas, d'entrelacer ses pieds avec ceux de la Sœur qui lui fait vis-à-vis, sa « Mopse ».
Les « noms mystiques » des objets qui paraissent sur la table ne sont pas tous les mêmes que ceux employés dans les Banquets des Loges d'hommes. Le festin, luimême, s'appelle indifféremment Banquet ou Agape.
La table se nomme : atelier ;
La nappe voile;
Les serviettes tabliers;
Les assiettes patères ;
Les plats auges ;
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Les cuillères truelles ;
Les fourchettes pinces ;
Les couteaux glaives;
Les bouteilles jeannes ;
Les carafes cruches;
Les verres lampes ;
Les lumières étoiles;
Les mets matériaux ;
Le pain bois de V arche ;
Le vin rouge huile rouge ;
Le vin blanc huile blanche ;
L'eau huile faible ;
Le sel eau sèche ;
Le poivre ciment ;
La moutarde ciment fort ;
Les fleurs parfums ;
Les vins de liqueur huile forte ;
Les liqueurs huile fulminante ;
Le café huile noire ;
Le thé huile jaune ;
Le sucre chaux.
On ne dit pas : remplir son verre ; mais : garnir sa lampe. Boire, c'est : souffler sa lampe.
Découper, c'est : dégrossir. Manger, c'est : mastiquer, comme dans les Banquets de Maçons.
La salie se nomme ; Eden, qu'elle serve au festin, à un concert ou à un bal. Les sièges, au contraire, portent le nom de : stalles, pendant le repas seulement ; mais, durant le bal qui suit le festin, on les appelle : les galons. Les portes sont des barrières.
Les santés sont au nombre de cinq et les mêmes que celles des Banquets de Maçons, en y associant toutefois les Sœurs dont les dignités correspondent à celles des Frères à qui les toasts sont portés.
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Ainsi, l'on porte ensemble la santé de la Grande Maîtresse et celle du Vénérable Grand Maître.
Le cérémonial des santés s'accomplit en cinq temps.