‹ Les Soeurs maçonnesChapitre 65 sur 73 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Maintenant, que les honnêtes gens jugent la Franc- Maçonnerie !

Les documents accusateurs, d'une authenticité absolument indiscutable, ont été produits ; les témoins ont déposé devant l'opinion publique ; les pièces de conviction sont là.

On savait, depuis quelque temps, à quoi s'en tenir sur la probité, tant politique que sociale, de la secte ; on connaît à présent ce que vaut sa moralité.

Il me semble, pour conclure, que j'assiste à une séance d'assises, où le jury n'est autre que l'humanité tout entière, avec son immense bigarrure de races, de partis, de religions. La Maçonnerie est au banc des accusés.

Le genre humain rend son verdict.

— Cette secte est scélérate dans la plus complète acception du mot, clause l'universel jury.

— Je la déclare honnête, riposte une voix.

— Cette secte est immonde, crient par millions et milliards les bouches de l'humanité.

— Je la déclare vertueuse, réplique une autre voix. Un tumulte indescriptible se produit; on se demande

en frémissant, comment il peut se trouver deux individus, dans l'espèce humaine, pour affirmer encore la non-culpabilité de la secte accusée.

Enfin le silence se rétablit.

Le Président se lève.

— Comment te nommes-tu, interroge-t-il, toi qui proclames la probité de la Franc-Maçonnerie ?

— Je m'appelle Cartouche.

— Et qui es-tu, toi qui proclames la Fran^-Maçonnerie vertueuse?

— Je suis le marquis de Sade.

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