‹ Les soins de toilette: le savoir-vivreChapitre 125 sur 168 · SANGSUE · texte numérisé non relu

SANGSUE

La tt sanguisuga est un ver d'eau qui succe le sang du corps où il se prend, espie ceulx qui boivent, se boute en leur bouche, s^il peult,

^ « Diu jacuit antequam palparet et sentiret calorem adustionis. » ' .

> « Extinxît ac si exufflaretur. «

et se prend aux veines qui y sont. » Quand on remploie en médecine, il faut avoir soin d'abord de le faire dégorger avec des orties et du sel.

IbnBatoutah raconte qu'il existe aux Indes une sangsue volante. Elle se tient dans le voisinage des eaux, sur les herbes et même sur les arbres, et quand un homme s'approche, elle s'attache à lui et en tire beaucoup de sang. On la fait tomber en exprimant sur elle le jus d'un limon.

SAUPE.

La saupe {salpa) est un poisson vil et immonde, joli d'ailleurs et rayé de bandes dorées. Si on veut le pécher, c'est de la fiente qu'il faut prendre pour appât, car il se nourrit d'algues et d'excréments. Sa chair est d'une dureté extrême : afin de l'attendrir, on la frappe à coups de baguettes avant de la faire cuire.

SCARE.

C'est le seul poisson qui rumine. Il a très peu de dents, mais il supplée à cet oubli de la nature par la subtilité de son instinct. Il est ingénieuxjt aingeniosus,;» dit Albert le Graud>

En effet, s'il se sent pris dans un filet, il ne cherche pas à en sortir par la tête ; il va à reculons, élargit la maille avec sa queue. Presque toujours, elle est saisie par un autre scare laissé en liberté et qui arrive au secours de son camarade.

Les mâchoires du scare sont osseuses, très dures, très saillantes, mais dépourvues de dents.

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