‹ Les soins de toilette: le savoir-vivreChapitre 85 sur 168 · FAUCON · texte numérisé non relu

FAUCON

C'est un oiseau royal. Il s'élève jusqu'à des hauteurs où l'œil ne peut le suivre, puis en redescend avec une vertigineuse rapidité pour saisir sa proie. On le porte de la main gauche et on lui donne à manger de la main droite.

Devenu vieux, il prend son vol, monte près du soleil, étend devant lui ses ailes, qui tombent brûlées et sont aussitôt remplacées par d'autres.

Les faucons ont, en général, une triste fin.

« Tant comme ilz vivent et peuvent prendre leur proye, ilz sont aymez de leur seigneur, et les portent sur la main, et les applanissent en la queue et en la poictrine. Quand ilz sont morts, ilz sont de nul profit, car on ne les porte pas à la cuysine ni à la table pour mangier, mais on les jette sur le fumier. »

Le faucon et le cheval furent les deux animaux favoris du moyen âge. Albert de Bollstadt, qui consacre seulement six colonnes au chien, en accorde vingt au cheval et trente-six au faucon.

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