‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 100 sur 131 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

THÉODORINE, ATHANASE |un peu gris).

ATHANASE

Ma tante vénérée !

THÉODORINE.

C'est encore toi, imbécile!

ATHANASE

Hein ? tous avez dit. . .

THÉODORINE.

J'avais défendu qu'on te laissât entrer!

ATHANASE

Bien obligé ! mais il ne faut pas gronder vos valets, ma tante ! Je ne suis pas sorti, ma tante! j'ai attendu à l'office le moment de vous présenter mes hommages, ma tante ! Et l'on m'a fait goûter d'an petit vin. . . Ah ! Dieu ! quel vin, ma tante ; il n'y en a pas d'aussi gentil à la cantine.

THÉODORINE.

Tu viens de l'office?

ATHANASE

Naturellement! Je venais donc vous demander, ma tante...

THÉODORINE.

Tu vas y retourner.

atiianase [continuant sans l'écouter).

Si c'est un effet de votre complaisance...

THÉODORINE.

Et tout de suite!

athanase (de même).

De me prêter quelques petits jaunets...

THÉODORINE.

Tu n'en sortiras pas de la journée ! . . .

ATHANASE

A l'office! ... Et m'y offrira-t-on encore du petit vin?. . .

THÉODORINE.

Autant que tu voudras !

ATHANASE

Alors, c'est une autre affaire. Le militaire ne connaît que l'obéissance et la subordination. Par file à gauche... Arche/

(Théodorine sort.)

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