‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 110 sur 131 · SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIV

ATHANASE endormi, GEORGES.

GEORGES

Je ne me serais pas cru capable de revenir! Est-ce crainte ? est-ce curiosité?... oh! ce n'est que de la curiosité... Soupçonner Marie, la candeur, la vertu même, ce serait indigne ! Mais je ne serais pas fâché de convaincre Théodorine de l'inutilité de ses discours. Bonne Marie! je vais la surprendre, mais j'espère bien qu'elle n'en sera pas fâchée ! . . .

(Il se dirige à droite.)

athanase [réveillé en sursaut, d'une voix de tonnerre). Qui vive?

Georges [prend la lampe, la liausse et regarde Athanase). Que diable fais-tu là, mon garçon?

A.THANASE.

Monsieur, je vous demande pardon, mais la dame d'ici m'a dit de l'avertir aussitôt qu'il viendrait un monsieur... Vous m'avez l'air d'être celui qu'on attend, et je vas ..

GEORGES

Ah ! la dame d'ici t'a dit de l'avertir? [A part.) C'est singulier! [HautÀ^se te dérange pas : j'y vais moi-même; il

est inutile que tu bouges, à moins que tu n'aies d'autres commissions.

ATHANASE

Non, monsieur.

GEORGES

Eh bien, reste là.

ATHANASE

Oui, monsieur. Mais tâchez que je ne sois pas grondé ; vous savez, le militaire ne connaît que sa consigne !

GEORGES

C'est bon, mon ami, c'est bon! (A part.) Je crois décidément que je vais surprendre Marie !

(// sort.)

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