LE PRINCE. - CORINNE
LE PRINCE
Ah ! pauvre créature^ Sans moi tu resterais seule dans la nature ! . . . Dieu n'a donc pas voulu te donner le soutien Qu'il accorde parfois à celui qui n'est rien ! Tu n'es point une femme heureuse mais vulgaire ;
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Ne sois donc qu'un génie : à chacun son calvaire!... Elle revient. Pauvre âme, il faut te souvenir Maintenant!... Ah! pour toi, mieux eût valu mourir!...
coeinnb (ouvrant les yeux).
Que s'est-il donc passé? .. Quelle crise mortelle?... C'est vous, cher prince, vous, l'ami toujours fidèle !... Quel poids sur ma poitrine !... Les voilà terminés Mes pauvres jours, hélas! par l'amour condamnés! J'étouffe... Il faut de l'air!... Un froid noir me pénètre; De l'air!... Conduisez-moi, prince, à cette fenêtre... Il faut que je respire.
le pkince [ouvre la fenêtre et se précipite aie-devant d'elle'. 0 ciel! n'approchez pas !...
Corinne [s'approche malgré lui de la fenêtre). Ah! ces chevaux... ma sœur!... Ils partent, les ingrats !
LE PRINCE
Corinne, par pitié, soyez calme et plus forte!
CORINNE
Calme ! je le serai lorsque je serai morte ! — Ce dernier coup m'achève, et ce sera bientôt... Cher prince, cœur loyal, dévouement toujours chaud.. . Sans vous je serais seule à mon heure suprême...
(Lucile et Oswald entrent précipitamment.)
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