LUCILE. - OSWALD. — CORINNE. — LE PRINCE
LUCILE
Non, non, nous sommes là.,. Pardonne-moi, je t'aime, Chère sœur !
CORINNE
Et lui?... lui!...
OSWALD
Corinne!...
CORINNE
Assez souffrir !
Sous son regard, mon Dieu, je pourrai donc mourir!
Tu lui pardonnes, sœur?...
CORINNE
Oh ! oui, je lui pardonne.
Pour ce peu de bonheur que sa présence donne. — ■ Vivez heureux ensemble et ne m'oubliez pas. Je n'avais pas encor fini ma tâche, hélas ! Et l'inspiration bouillonne dans ma tête... Je vois... je vois... Trop tard '....Déjà ma tombe est prête... — Ah ! de mes facultés celle que, sans guérir, J'exerçai tout entière, est celle de souffrir! Oswald, rappelez-vous!.,. Un jour, avec Corinne, Vous longiez la mer, pour aller à Messine.. . Tout à coup un nuage obscurcit le soleil... Ce nuage était noir, étrange, et tout pareil Au drap des morts... Au ciel, rien n'annonçait l'orage...
[&2 CORINNE
Corinne vous le fit remarquer... ee nuage... Le voilà...
lEIlt montre If ciel et tombe dans son fauta LE PRINCE.
Morte!...
oswald et lucile [s'agenouillent).
0 Dieu!...
LE PRINCE
Monte vers l'Éternel, Corinne : le génie a sa couronne au ciel!