‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 61 sur 131 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

L'APPRENTI (seul. Il regarde par la fenêtre).

Voilà déjà un bon quart d'heure que les fanfares ont cessé de résonner; le tournoi doit être fini, et maître Her-

uiami devrail tour. Quelle singulière idée pour

un bourgeois d'emmener sa fille à ces fêtes que donne la noblesse! Marguerite a déjà bien assez de folles présomptions clans le cerveau, sans lui offrir encore le sp de ces jeux qui ouvrent tant d'horizons aux rêveries des jeunes filles... Mais patience. Maître Hermann m"a promis son héritière, et, une fois que nous aurons échangé le serment solennel, nous verrons !... Ah!... Marguerite, vous aimez les fêtes et le spectacle, et moi je déteste le bruit et la cohue, où la vertu des femmes court trop de risques... J'en suis fâché pour vous, Marguerite ; mais vous vous priverez de tout cela dans notre ménage... Ah! je ne prends pas femme pour le public, moi ! et je suis avare de mon bien. Mais on monte.. . Ce sont eux. Taisons-nous; un futur doit être aimable... en attendant.

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