‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 91 sur 131 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ADÈLE , puis ATHANASE.

adèle [seule).

Il a l'air d'être au courant de bien des choses, ce M. Germain ! il faudra que je le fasse causer!

athanase entre Iruyamment, en criant à la cantonade: C'est bon! c'est bon! valet, on attendra son réveil...

adèle à pari .

Quel est cet original?

ATHANASE

Tiens! une personne du sexe! Pas mal! pas mal, ma foi! Bah ! soyons galant et entamons adroitement la conversation. [A Adèle.) Belllle enfant! pourrait-on vous offrir un cœur neuf et sans art... par hasard ?

adèle [le repoussant.

Monsieur!

ATHANASE

Fi donc! des manières! des façons avec un onilllli taire!

ADÈLE

Qui êtes-vous? que demandez-vous?

ATHANASE

Qui je suis, jeune fille? Athanase Cruchon, voltigeur et séducteur, porté pour la première promotion à la dignité de caporal; troupier fini, mais galant avec le sexe; la moustache en croc, la bouche en cœur et l'œil américain, [mur vous servir et vous aimer, ma detttte enfant! adèle [à part).

Quel sot personnage !

athanase {continuant).

Qui je demande? mais la maîtresse de ces lieux, celle qui gouverne la maison de M. Dubreuil, ma tante, en un mot !

ADÈLE

Ah! vous êtes le neveu de madame?

ATHANASE

Evidemment-, puisqu'elle est matante; vous voyez bien,

beïïlle enfant, que je suis obligé d'attendre en votre aimable compagnie... D'ailleurs... Que veut cet olibrius?

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