‹ Les soirées de JonathanChapitre 17 sur 18 · ta · texte numérisé non relu

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Negombo , du Cianga-Negosci , ilii (ianga-,\«'piiidi, et autres interprètes de nos dieux immortels, je condamne Alvaiès, duc de Bam!>a, pour avoir voulu attenter à la vie et à la puissance du magnifi(|ue souverain des royaumes de Congo , de Loango , d\\.ngola, de Cacongo, d'Ambodos, de la merveilleuse rivière de Zaïre, etc. , à être témoin du sacrifice sanglant qui >a être fait à nos dieux de ses femmes et de ses enfans; à avoir les yeux et les dents arraclies, les pieds écrases et brûlés, les mains hachées et jetées au lion, son mokissc, et le reste du corps livré aux pismires. »

A l'audition de la sentence, le peuple frémissait d'horreur. Maëlo, éperdu, cherchait a lire dans les regards de son maître , qui semblait éviter les siens. Alvarès, affectant un sang-froid imperturbable , se contenta de lépondre du ton le plus indifférent au grand Chalone : — Cela peut s'endurer.

Enfin le Roi se lève 1» son tour et dit : — Al-

varès, voilà ce qu ont décidé Jes Gangas, dont la plupart t'ont poussé à la révolte; voilà ce <)uc doit exécuter l'esclave qui promit de (e livrer nia tète ; voilà quelle offrande doit recevoir le lion, monstre divinisé, dont tu attendais ta gloire et ton bonheur. Mais ce soldat |)erfide, ces prêtres imposteurs, prodigues de ton sang, ne sont que tes complices, et moi je suis ton frère et je suis chrétien. Comme frère, je te pardonne; comme chrétien, je répondrai à tes offenses j)ar des bienfaits. Helourne à Bamba....

Le Roi ne put achever, car le superbe Alva^ rès était déjà à ses pieds et les baignait de larmes. — Mon Uoi ! mon frère! s'écriait-il au milieu des sanglots, tu m''as vaincu, tu m'as soumis. Mon courage résistait au supplice, il est tombé devant une de les paroles ! Ah! fais de moi ton esclave, et que je passe ma vie à tes pieds ! mon cœur ne peut suffire à tant de reconnaissance ! qu''il me serait glorieux de

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