‹ Les soirées de JonathanChapitre 2 sur 18 · HISTOIRE DE L' ACADÉMIE DE ÎERCHTOLSGADEN · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE L' ACADÉMIE DE ÎERCHTOLSGADEN

Sôlurent de les ëtayer cVairs de leur composition.

L'hôte , l'hôtesse et les servantes de Saint- Paphnuce se pâmèrent d'aise a l'audition des nouveaux chefs-d'œuvre. L'émulation s'en ressentit, on s'évertua ; enfin, dans un mouvement de vanité , il fut décidé que , pour inoculer a tous les habitans de la ville le goût des teaux-arts, chaque année une séance publique serait tenue, et qu'un concert y serait exécute a grand orchestre. Le concert eut lieu ; mais le charivari fut tel, qu'au milieu même de l'exécution, les instrumens s'arrêtèrent toutacoupi On se regarda stupéfait , on hésita , puis chansonniers , musiciens et spectateurs , s'unirent en chorus dans un éclat de rire bruyant et universel, qui termina la séance.

Un coup mortel venait d'être porté a la société lyrique ; le découragement était grand : cependant , pour des gens si long-temps bercés d'espérances flatteuses, il semblait cruel et Lu-

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millant de n'être rien. Après de longs débals, on se de'cida à ne former tout simplement qu'une société' savante.

L''idée était bonne, le projet était sage. On peut être savant de tant de façons et sur tant de matières difiFérentes ; il est si commode et si facile d'en savoir beaucoup sur de petites choses , d''explorer doucement les traditions , les antiquités de sa bourgade , la pousse de ses bois , la culture de ses champs ; et tout cela est science.

La nouvelle société couvait d'autres vues. Ses membres n'ont d'abord songé qu'à se rehausser à leurs propres yeux , puis ensuite aux yeux de leurs parens , amis et voisins ; maintenant ils visent plus haut. Il est temps que la ville deBerchtolsgaden se fasse connaître à l'Europe autrement que par ses jouets d'enfans , dont Thonneurde la fabrication ne rejaillissait même encore que sur Nuremberg et Augsbourg! On médite de beaux règlemens, on

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cherche un local convenable, on prend un titre fastueux , après quoi on nomme des membres correspondans dans toutes les capitales du monde! Pas un nom illustre ne fut oublié ! Cuvier , La Place , Alexandre de Humbolt , Geoffroy Saint-Hilaire , furent élus associes libres de Tacademie de Berchtolsgaden! Par trop de précipitation , et faute d''annuaires nécrologiques, sans doute, d''honnêtes grands hommes, morts depuis longues années , n''y purent même échapper! Ils furent inscrits parmi les non résidens et notés d'impolitesse , pour n'avoir pas accusé réception du diplôme.

Certains d'avoir fait parler d'eux a Paris, a Londres , a Mexico , nos savans pensaient que leur ville allait enfin sortir de son obscurité, et deviendrait avec le temps l'Athènes, leBcnarès de l'Allemagne !

Ils se maintinrent à rhôtcllcric de Saint- Paphnuce pour ne pas renoncer entièrement à leurs habitudes ; il est si doux de fumer sa pipe

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et de boire la lnère et le faro entre deux graves dissertations ! Mais ils choisirent la salle la plus vaste et la firent arranger de la façon la mieux entendue.

Un fauteuil de cuir de Bohême, a clous dore's,

pour le président ; des banquettes à dossiers, devant lesquelles chaque membre avait son verre etsatopette; une petite armoire treillage'e où chacun mettait sa pipe sous un numéro ; rien n'y manqua. Je dois ajouter qu'un crocodile empaille, de moyenne grandeur, qui par malheur laissait échapper de sa queue tronquée et de ses flancs décousus quelques houppes de paille et de filasse , était suspendu au plafond , comme pour annoncer qu'on s'occuperait d'histoire naturelle 1 Quelques fioles rangées sur la haute cheminée , et deux cornues posées aux extrémités , ne laissaient pas aussi que de donner au local l'apparence d'un cabinet de chimie.

Un corps de bibliothèque avait même été construit dans remplacement d'une fausse

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porte ; quelques brochures y obliquaient de'ja sur les rayons , et chaque membre avait été invité à l'enrichir des ouvrages de science qu'il pouvait posséder par hasard ; mais comme les fumeurs ne se faisaient aucun scrupule d''en extraire d'abord les couvertures et les titres , ensuite des têtes de chapitres , pour allumer leur pipe , on ne répondait que lentement a l'appel.

Cependant tout pouvait marcher ainsi ; et pour que la ville de Berchtolsgaden put, aussi bien quVme autre , se glorifier de posséder dans son sein une société savante , il ne manquait plus que... des savans. Mais on discutait encore sur le règlement , ce qui dura tout Thiver , et donna le temps aux plus zélés de repasser un peu leur latin , et de se préparer à soutenir brillamment devant leurs confrères quelque thèse inattendue.

Puisque j'ai entrepris de faire connaître au monde les travaux de l'académie de Bcrchlolsgadcn, j' indiquerai ici succinclcment vers quels

objets se tournèrent leurs premières investigations. Un bouquiniste ambulant qui traversait la ville un beau matin , avait e'té aperçu par quelques uns de nos académiciens. En ouvrages d'érudition, il ne possédait que certains voyages entrepris vers la seconde moitié' du dernier siècle : c''était déjà une bonne fortune. Quelques volumes dépareillés des Pères de V Église complétèrent la collection , source précieuse dans laquelle nos savans allaient puiser leurs sujets d''argumentation.

Grâce aubouquiniste, dès les premières séances, les membres de Tacadémie de Berchtolsgaden enchérirent l'un sur l'autre à qui révélerait à ses confrères le plus de choses merveilleuses, touchant les usages et les moeurs des contrées lointaines ; puis on s'occupa des différentes formes physiques qui touchent de près à la race humaine ; puis encore on résolut de composer une espèce de monographie de l'homme , en ayant soin de se défendre de toute erreur , de

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toute exagération ; et , grâce a cette sublime résolution , en moins d^me année on parvint à prouver complètement :

L'existence des Géans que le commodore Byron a vus sur les côtes magellaniques ;

Celle des Pygmées de la Nid>ie ;

Celle des Hermaphrodites de la Floride et du Mogolistan ;

Celle des Hommes desbois, ou Orang-outangs, doués de la parole. La chose paraissait d'abord incroyable ; maison sut qu''autrefois leshabitans d'ApoUonie en avaient présenté un pareil à Sylla. Le fait fut vérifié et admis.

Après l'Homme des bois , l'Homme marin eut son tour. Les Transactions philosophiques et le Journal des savans de 1G70 en parlent longuement. Un procès-verbal fait à la 3Iartiïiiquc avait constatée Tapparition d\m de ces êtres singuliers dans les parages de Tile du

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Diamant. Les attestations, les afiPirmations , les preuves par témoignage n'y avaient pas plus manqué que pour les miracles du bienheureux diacre Paris. Son existence fut donc reconnue sans difficulté.

A l'Homme marin succéda la Femme marine; présentant tous les attributs de son sexe , jusqu'oïl la moitié du corps qui se termine en queue de poisson. Cest le pece-muger des Espagnols. Tant d'^estimables voyageurs l'ont vue, qvLiV n'y avait que des esprits endurcis dans le doute qui pussent en nier la réalité. Bien plus, une femme marine vivante avait été exposée a la foire Saint-Germain a Paris, en 1758.

Après avoir ressuscité les Syrènes et les Tritons, on remonta dans l'antiquité, et l'on s'occupa des Gyclopes et des Satyres.

Saint Augustin affirme avoir prêché l'Evangile à une peuplade de Gyclopes , dans la Basse Éthiophie.

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Saint Jérôme composa un dialogue entre un Ermite de la Thëbaïde et un Satyre.

Il n'e'taitdonc pas permis ànos savans académiciens , qui tous étaient remplis de respect pour tout ce qui touchait a la religion , d'oser mettre en doute ce que deux grands saints , les lumières de FEglise , avaient suffisamment prouvé. Les hommes acéphales et cynocéphales de Pline furent rejetés, comme des êtres fabuleux.

C'est ainsi que l'académie naissante travail^ lait à rétablir , à mettre au jour de grandes vérités. Une question non moins importante surgit encore au milieu de ces vives et curieuses discussions. Un volume de Linné , on ne sait comment , se trouvait parmi ceux exposés sur les rayons de la bibliothèque. Un des membres de la société , ancien étudiant de l'université d'Ingolstadt , s'apercevant qu'il -était écrit en latin, crut la plupart de ses confrères peu disposés à le consulter , et , sans crainte

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d''être compromis , il en détacha fortuitement un feuillet , pour allumer sa pipe. Le livre e'tait déjà entame jusqu'à la page 33 , que notre savant enleva, croyant ne toucher encore qu''au faux titre.

Etonne' , il en parcourut machinalement le texte , remporta chez lui , passa la nuit à en traduire un fragment ; et le lendemain , abordant ses confrères avec ce ton de supériorité et de satisfaction qui perce toujours malgré nous lorsque nous nous sentons porteurs d'une nouvelle inattendue : — Messieurs , leur dit-il , jusqu''a ce jour nos travaux sur l'anthropomorphisme (il appuya sur ce mot) furent sans doute couronnés de succès. Je crois cependant que nous avons négligé la division principale , celle qui devait nous servir de point de départ , et former la première base de notre important travail.

A ces mots , les académiciens ouvrirent de grands yeux, se tournèrent vers l'orateur, et

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se versèrent a l)oire pour se disposer a Técouler patiemment.

— Nous avons déjà distingué , continua celui-ci, l'homme terrestre de Tliomme marin, rhommecompletderhommeincomplet;maisla

première de toutes les sections , lorsqu'il s'agit des individus d'une même espèce , ne nous estelle pas indiquée par la nature elle-même, par le cours des astres, par la nuit et le jour. C'était donc de l'homme diurne et de l'homme nocturne cpi'il fallait avant tout nous occuper.

Il y eut alors dans l'assemblée une telle confusion d'exclamations , d'interjections , de rires , d'apostrophes véhémentes contre l'orateur, que les cloches sonnèrent a l'église voisine sans que les académiciens songeassent, contre leur usage, a faire le signe de la croix. Tous les doctes , se croyant intéressés a soutenir leurs premières idées , pérorèrent ensemble et avec une telle force de poumons qu'en vain le inalheureux discoureur répéta dix fois de suite d'une voix U. 2

h^Ute et menaçanlc : — Messieurs Je peu le au nom du célèbre M. Linnée , cCUpsalen Suède ; on ne Tentenclit pas. Le vacarme ne cessa que lorsque l'hôte , l'hôtesse et les servantes a> coururent tout en c'moi pour s'informer de la cause de tant de tapng^e. On se calma alors. Chacun ralluma sa pipe, qui s'était e'tcinte pendant la discussion ; et l'orateur, crui obtint la permission de dc'velopper son idée , reprit au milieu du plus profond silence :

— Messieurs , c''est au nom du cc'lèbre M. Linnëe , d'C'psal en Suède, que je parle. L'homme , dit-il dans un ouvrage dont je ne me rappelle pas le titre ' , et qui est en latin , doit être divise' en deux espèces distinctes : rhomme de jour , qui est raisonnable et prudent , Jiomo diurnus ^ sap'ei.s , et l'homme de nuit, qui est troglodyte et sauvage, homo nocturniis ^ troglodytes ^ sylvestris. Ce dernier a le corps blafard , les yeux ronds et de couleur

* Systema naturce , toni. I", pag. 33, édition de 1766.

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de safran. Il est aveugle , et se cache pendant le jour; mais la nuit, il voit, il marche, il parle, il raisonne : Die cœcalil , lalet ; noclu videt ^ exit^furatur, loquitur, cagitat, ratiocinatur ^ etc., etc. Donc, messieurs, de deux choses l\ine : ou cet homme nocturne existe, ou le célèbre M. Linnce est un ignorant. Or, nous ne pouvons admettre ce dernier cas, ne fût-ce que par e'gard pour notre sœur Tacademie d'Upsal, qui , comme la nôtre , a déjà rendu de grands services à la science !

L'orateur signala alors ces nègres blancs dont parlent plusieurs voyageurs. 31ais , dit-il, il est difficile d''admcttre, comme race distincte, des individus isolés, amenés àrétatcjue décrit le célèbre M. Linnée par des causes accidentelles. Il nous appartient , messieurs , de décider cette grande question , et de eomjiléter par la nos immenses découvertes sur l'homme.

Cette fois , rassemblée avait adopté en partie les idées do 1 orateur , et la fin de sou dis-

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cours ne fut accueillie que par un murmure d'approbation.

Les recherches furent longues et la]>orieuses; le temps s\;cou]ait , et, maigre son vif dcsir de cclcbritc , Tacademie de Bcrchtolsg-aden ne faisait encore de bruit que dans rhotellerie de Saint- Paphnuce , lorsqu'on apprit qu'un ce'lèbre voyageur venait d''ariivcr à Sallzbourg avec l'homme nocturne de Linnee , un Albinos, un véritable Albinos , de pure race , tel qu*'on disait n''en avoir point vu depuis long-temps dans les contrées de l'Europe.

^occasion était telle qu'ils ne pouvaient la laisser échapper sans en avoir tiré tout h; parti académique possible. La grande question allait se décider par un examen consciencieux sur la nature vivante. Il y avait la sujet a dissertation , à rapport, a mémoire, à séance publique même ! Le souvenir du concert les retint sur ce dernier point ; mais on arrêta que , sans regarder aux frais , il serait envoyé une députation au voya-

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geur et à son Albinos , pour les prier d''honorer cl''une visite la docte académie de Berclitolsgaden, et la dëputationse mit en route.

Le savant voyageur alle'gua d'' abord qu'il était attendu à la cour de plusieurs souverains ; de plus , son banquier n** ayant pas été exact a lui envoyer des fonds, il se trouvait momentanément gêné, et ne pouvait séjourner dans le pays. On aplanit toutes ces difficultés.

Enfin le grand jour arriva ! (C'est la belle nuit que j\'\urais dû dire; car , pour faire honneur au nouveau venu , on s'installa, alors que , seul dans toute la ville , il y pouvait voir sans lumières.) Tout avait été préparé pour l'accueillir dignement. La salle était ornée; et, par un excès de délicatesse , des abat-jour avaient été placés devant les bougies , pour ne pas blesser la vue de Thôte singulier qu'on se disposait a recevoir. Contre les usages de l'académie , un repas somptueux devait même clore la séance.

Dcja le président avait pris place sur son fauteuil de cuir de Bohème ; tous les membres c'taient présens , lorsque le bruit d'une voiture qui s''arrètait devant 1 iiotelleric de Saint-Paphnuce annonça Farrivee du célèbre voyageur et le retour de la dc'putation.

L'Albinos fit son entrée au milieu d^ui murmure dY'tonnement. 11 était jeune , de taille moyenne , d'une complexion assez délicate; ses yeux étaient d''un brun orangé , et de longs cheveux blancs lui pendaient sur les épaules. Son costume bizarre se composait , d'après r explication qu'yen domia le savant voyageur ^ d'un large pantalon et d^uie espèce de tunique à capuchon , tissée avec les fibres soyeuses d''un palmitr américain. ( Un des membres de la société , drapier pour le moins autant qu'académicien , fit observer que l'étoffe se rapprochait beaucoup de la serge lustrée d'Angleterre. ) Le jeune étranger portait de plus des colliers et des bracelets d''un or fin et d'un tra-

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vail qui attestait rincUistrie de Touvrier. Tout venait de son pays. ( Un autre membre de Tacadcmic , orfèvre de son me'tier, leur trouva quelque resscmbianceavcc les bijoux de cuivre, sortis des fabriques de Schwatz en Tyrol. )

Après que nos docteurs eurent examine' l'Albinos à loi.sir , vérifie tous les caractères étranges qu'il prcscnlait, et que le secrétaire en eut dresse procès-verbal , le président , agitant sa sonnette , annonça qu'il allait faire un discours sur les Albinos , discours qui devait résumer toutes ics découvertes de l'académie sur ce second ordre de Tespèce humaine.

Chacun prit place, l'homme nocturne sur une estrade élevée au milieu de la salle, afin qu'il fût vu de tout le monde ; le célèbre voyageur auprès du président , et celui-ci commença en CCS termes :

— Messieurs et très-illustres confrères ,

L'existence de Thomme nocturne , appelé :

Albinos par les Portugais ,

Blnfard par les naturels du Darieii ,

Dondos par les A.Fiicains ,

Kackerlahe par les Indiens orientaux, n'a jamais pu être l'objet d'^un doute pour des esprits aussi éclaires que les vôtres. M. Linnée, connu par quelques travaux assez estimables surThistoire naturelle, a cru faire une découverte importante en signalant la race noctambule et troglodyte qui touche de si près à la nôtre. Outre que sa définition est d''une inexactitude choquante, il est étonnant que M. Linnée, qui est membre d^me académie , ait oublié ou totalement ignoré que cette race a été connue de temps immémorial. Eu effet, messieurs et très-illustres confrères, vous savez tous qu'elle existait en Albanie entre le quarante-cinquième et le cinc|uantièmc degréde iatllude-nord. Fcrnand Cortez «""a-t-ilpas fait une description détaillée de ceux qu'ail a rencontrés en Amérique ! Je dirai plus, sans aller les chercher si loin, tout tend à prouver que les Albinos, ou Blafards, ou

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