‹ Les soirées de Saint-PétersbourgChapitre 20 sur 40 · K0TE · texte numérisé non relu

K0TE

« pouvant être que l'intelligence de l'intelligence — x«i èanv ^ ié>jci; « vô^eewç véïjffis. — Le comprenant et le compris ne sont qu'un, « — Oûx* ê.npov oïa ovtos tou voou/aévou xal toû vou , etc. » Je no serais pas éloigné de croire que ce chapitre de la Métaphysique d'Àristote se présentait au moins d'une manière vague à l'esprit de l'interlocuteur . lorsqu'il réfutait le préjugé vulgaire qui range si injustement Aristote parmi les défenseurs d'un système non moin» faux que vil et dangereux.

( Note de l'Editeur.)

(Page 141. La vérité, dit-il, est une équation entre l'affirmation et son objet. )

Je trouve en effet celte définition dans saint Thomas , sous une forme un peu moins laconique. Veritat intellectûi ett adœqualio intellectûs rei seeundùm quod intellectûs dicil esse quod est , vel non esse quod non est. ( Âdv. gent. Lib. I , ca.p. xlix , n° 1. — Illud quod intellectûs inlellige-ndo dicit et cognoscit ( car il ne peut connaître et juger sans dire ) oportet esse rei œquatum, scilicet ut ita inresit , sicut intellectûs dicit. Ibid.

(Page 141. Entre la chose comprise et l'opération qui comprend. )

Illud verum est de eo quod intellectûs dicit , non operalione qud id dicit. Ibid.

( Page 141 . Entre la chose comprise et l'opération qui comprend.

Intellectûs possibilis ( sive activus ) est aliqua pars hominis , et est dignissimumet formalissimum inipso. Ergoab eospeciemsortitur, et nonabintellectupassivo. — Intellectûs possibilisprobatur non esse actuscorporis nlicvju s, proplcr hoc quod es tengnoscitivus omnium forma*

DU DEUXIÈME ENTRETH V. 177

tinn sensibilium in nniursuli. ftitlla igilnr virtus ctjits operalio k cjtuudrrc potest ad univcrsalia omnia formarum scnsibilhan, potest cvse

alicuju» corporiê, s. Thom., ibid. , lib. II, cap« lx , ne 3 t. Sdentia non est in intellectu passivo , aed in intelleetM possibili, Ibid. li° 8. — tltetteetUt possibilité., petjicitur per species inl< Uigibib t <l phnntusmatibus abstractas. Ibid., nd 45. — Seum» non es* cognoseithnu nisi singtdarium..., per species individuales receptas in orgtfr vis corporulibiis : intellcctus autem est cognoscitivus universalinm,\bi(\.t lib. II, cap. Ufllj n° 2. — Scnsus non cognoscil incorporalia , née

OU, neesuam operationem ; visus enim non videtse ipsum , nec vit h t ne videre. Ibid., n° 5-4.

<> petit nombre de citations suffit , je pense , pour justifier les as- *■ -riions de l'interlocuteur au sujet de S. Thomas. On peut y lire en [►.lisant la condamnation de Condillac, si ridicule avec ses sensations transformées , si obstinément brouillé avec la vérité, que lorsqu'il la rencontre par hasard , il s'écrie : Ce n'est pas elle,

(Note de VEditeur.)

(Page 153. C'est un devoir sacré pour nous d'y concourir de toutes nos forces. )

Quoique l'esprit général du passage indiqué soit rendu , il vaut la peine d'être cité en oi i0'iiul , vu surtout l'extrême rareté du livre dont il est tiré.

Velim autem ut ( unusquisqv.e ) ita per se sentiat qaem fruclum non modo res litteraria, sed etiam res christiana ex his nostris lucubrationibus perceptura sit , ut postrâ admoniiione non indigeat ; et tametsi quid commodi imprimis religioni attulerimus nondum cuique fortassis illico apparebit , tamen veniet tempus quum non ita obscurum crit. Equidem dngidare cœlestis Numinis beneficium esse arbitror qudd omnes omnium gentium linguœ quœ ante hos ducentos annos maximâ ignorant ià tegebantur , aut patefactœ sunt bonorum virorum industriâ autadhuc pro~ éitcimtur. Nam si destinatianem œteruœ majettatis et in futur tan tempus comilia divinœ mentis ratio investigare non potest , tamen exstant jam

multa Providentiœ istius argumenta ,* „„•/.

(Theoph. Sigib. Bajeri, M^m^cum- in „ •». II, praf., w. 14 5 144#) Cum' """S • feiropoh, ! J30,

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