CË QUE JE PENSE DE SARDOU
On s*accorde à trouver à cet auteur un grand savoir faire. Les thuriféraires louent très fort l'ingéniosité de ses combinaisons dramatiques, et, de fait, il serait m-^ juste de ne pas lui reconnaître une certaine habileté.
Il présente passablement une situation , embrouille et débrouille avec assez de bonheur ses péripéties ; mais à quoi aboutissent ses complications? Le plus souvent au mariage banal d'un fade jeune premier avec une ingénue insignifiante. Nascttur ridiculus mus. Je le confesse, je ne tiens qu'en médiocre estime ses comédies les plus vantées. S'il a, comme on l'a dit, copié exactement les mœurs de ses compatriotes, je ne fais mon compliment ni au peintre ni aux modèles. Pour expliquer la renommée de M. Victorien Sardou, je ne vois guère qu'une œuvre ; encore n'est-elle pas citée parmi ses plus heureuses. La T averne des étudiants ^cntstul^ être comparée, sans trop de désavantage, au Vampire^ dont je suis l'auteur.
CE QUE JE PENSE DE d'eNNERY
Je suis heureux de pouvoir louer sans réserve ce véritable auteur de talent. D'Enneryestune figure lumineuse qui éclaire d'un vif éclat la littérature de son temps. Il a tout : la grâce , la profondeur, l'esprit, la passion, la vigueur, l'émotion ; il ne lui manque, pour être le premier dramaturge de son temps, que d'avoir écrit, comme moi, Jean la Poste !