SEPTEMBRE
d'arrêter Giroflé-Giro/la en pleines recettes et sans lai^^er la pièce s'épuiser d^ns les chaleurs, se trouve également, pour sa réouverture, à la tête d'une bonne reprise.
C'est ce soir -^ chiffre officiel — la 164* représentation de Topéretto de ï^ecocq, et on me montre aux fau^teuils quelques specjiateurs qui l'entendent pour la 164® fois. Bon» jeunes gens l Faiiî^il qu'ils aiment cette musique-ïlni Mais, j'y songe ; e$t-çe bien pour la mu* sique qu'ils vont là?-^BahI n'inquiétons pas leurs
familles.
Les costumes, les décors, tout a été remis à neuf. Les principaux interprètes, à part Daiily, qui débute dans le rôle d^ Boléro, sont les mêmes qu'à la création. Mais deux mois et demi de villégiature ontâingulière-i, ment profité aux pensionnaires de la Rehais^anxre : quelles gantés, bon Dieul MM.Vauthier etPuget vous ont des notes! La charmante Jeanne Granier (1,483^ fois) a engraissé, et elle en est fiére! — Deux doigts l" monsieur l II a fallu retoucher ses co^umes de deux * doigts I Cela lui va fort bien, du reste. Quant à Al* pbonsine««i Non, je ne vous dirai pas qu'AIphonsine a pris de l'embonpoint, cela paraîtrait invraisemblable.' Et pourtant... Damçl il fallait bien conserver la pro« portion I ^
Daps les couloirs circule Victor Koning. Détail pi^ ; quant : depuis qu'il est administrateur de la Renais- \ sance, il dit du mal de la Fifle AngQt,
Revenons aux divas de l'opérette.
On a annoncé, il y a quelques jours, que Théo ne
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gagnait, aux Bouffes, que quinze cents francs par mois. Quinze cents francs ! Fi donc ! Au prix où sont les étoiles, c'est tout au plus si, pour quinze cents francs, on trouverait une petite nébuleuse de rien. Quinze cents francs! C'était bon autrefois, du temps où Théo ne charmait encore que le public de TEldorado. Mais aujourd'hui? Théo est pa}^e en lingots d'or que M. Comte, se traînant à genoux comme un simple ambassadeur Siamois, lui apporte tous les soirs sur un plateau incrusté de pierres fines. Le directeur des Bouffes s'est également engagea construire, pour sa pensionnaire, un petit palais dans un des plus jolis quartiers de Paris. Madame Théo, voulant avoir une voiture et des chevaux, M. Comte est en pourparlers avec M. Lupin pour lui aiChettT Salvator et Saint- Cyr^ qui formeront un petit attelage assez réussi.
Quant à mademoiselle Granier, qui gagnait, il n^ a pas bien longtemps, trois cents francs par mois, pour doubler Théo dans la Jolie Parfumeuse^ elle a main tenant cent cinquante francs par représentation, et la direction se propose, à la prochaine opérette de Lecocq, de lui abandonner toute la recette, plus dix pour cent.
Aussi ne faudrait-il pas s'étonner outre mesure en voyant, dans un avenir prochain, aux deux bouts du passage Choiseul, MM. Comte 'et Hostein, avec une clarinette et un caniche chacun, porteurs de cette pancarte touchante :
Aveugle pour cause de Diva.
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