‹ Les soirées parisiennes de [1874-] 1884 (volume 4)Chapitre 39 sur 74 · ADÈLE PAGE · texte numérisé non relu

ADÈLE PAGE

D'or aux trois chevrons écimés et cramponnés de sinople soutenant un soleil couchant en chef.

Devise : Kec plus ultra.

2l6 SOIRÉES PARISIENNES

i8 septembre.

On se serait cru, ce soir, dans les théâtres^ au beau milieu du mois d'août. Des recettes plus faibles que la voix de madame Prelly. Aux contrôles, les employés anxieux ont Pair de se demander : « Est-ce que cela va recommencer ? » Les buralistes lisent tranquillement le Petit Journal, et le public respecte leur lecture. M. Lhérie, le jeune ténor de POpéra-Comique, a profité de la température pour être indisposé et forcer M. du Locle à changer de spectacle. Mais M. du Locle n'est jamais embarrassé, et ce n'est pas une bien grosse affaire pour lui qu'un changement d'affiche.On devait donner la 1091* représentation du Chalet et la 5o2" représentation du Postillon de Lonjumeau; au lieu du Postillon^ on a joué les Dragons de Villars.

Étrange théâtre que ce théâtre de TOpéra-Comique, situé au centre le plus parisien de Paris, et se traînant éternellement de Chalet en Dame blanche et de Dame blanche en Postillon de Lonjumeau ! C'est le théâtre au bois dormant. Toutes les fois qu'il m'arrive d'en parler, j'ai envie de débuter comme le vieux Perrault :

Il était une fois un théâtre...

Sans médire des partitions aimables qui ont fait la joie de nos pères, je suis de ceux qui pensent qu'on pourrait à la rigueur chercher quelque chose de plus nouveau et ne consacrer qu'un jour de la semaine au vieux répertoire.

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