AU SECOND ACTE
Le spectateur se tirouve transporté dani la lune. La lune se montre à eux très brillante d'abord ; puis — peu à peu -* elle s'enveloppe de nuages, elle s*éteint,
s'évapore et laisse apercevoir des monuments étranges^ des maisons d'une architecture bizarre, toute une ville extrêmement brillante, éclairée par un soleil un peu pâle, qui donne aux objets des reflets verdâtres.
Dans ce premier tableau du second acte, il faut signaler l'arrivée de lobus contenant les trois voyageurs, un joli truc — la végétation instantanée — nous montrant un plant de tabac qu'on voit pousser, dont la feuille se développe, qui fleurit en quelques secondes ; puis enfin l'entrée de la monture de Tissier :
Le fameux dromadaire, emprunté au Jardin d*acclimatation, dont l'arrivée à la Gaîté a mis, il y a quelques jours, tout le quartier Saint-Martin en émoi.
Si le Tour du Monde a son éléphant, le Voyage dans la Lune a son dromadaire, et ce n'est pas un dromadaire ordinaire, mais . un dromadaire blanc, un dromadaire de course, qui rendrait je ne sais combien de kilos à Gladiateur et à Boyard. Le dromadaire en question est ce qu'en zoologie on appelle un méhari. Il répond au doux nom de Mostaganem» Dans les coulisses, on l'appelle : Rose Méhari !