‹ Les soirées parisiennes de [1874-] 1884 (volume 5)Chapitre 108 sur 126 · PHYSIOLOGIE DES PREMIERES · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DES PREMIERES

21 novembre.

Il y a eu tant de premières depuis quelque temps que j'ai pu, sans trop de peine, faire une petite étude ne manquant pas d'un certain intérêt.

Tous ceux de mes lecteurs, friands de solennités dramatiques ou appelés par métier à y assister, ont eu, sans nul doute, l'occasion de se demander au moment de s'habiller pour aller au théâtre :

— Faut-il ou ne faut-il pas se mettre en habit?

(Je ne dis pas cela pour quelques-uns de mes confrères en journalisme théâtral, qui paraissent avoir juré de ne jamais endosser un habit noir.)

Or, s'il vous plaît d'avoir un aperçu assez exact — je crois — des premières au point de vue du costume masculin, veuillez prendre connaissance du petit travail que voici.

Tout d'abord, pour peu que vous vous fassiez coiffer chez Lespès, vous pourrez juger facilement de l'importance qu'attache le petit coin de Paris que nous avons nommé tout Paris à la première du soir.

Allez-y à cinq heures. Si le salon n'est que plein, la première est intéressante seulement. S'il y a une ving-

tainede personnes attendant leur tour, la première est importante. Si les trois quarts]des personnes en main se font friser au petit fer, la première fait événement. C'est un baromètre infaillible. Mais il s'agit de préciser davantage et je passe sur le chapitre de la coiffure pour arriver à celui de l'habit.

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