GYMNASE
Au Gymnase, la toilette est tout à fait subordonnée au nom de l'auteur représenté. Les premières de Dumas comptent parmi les plus élégantes de Paris. La grande tenue est de rigueur et le camélia s'impose presqu'à la boutonnière.
Quand on joue du Gondinet on met encore l'habit, mais sans la cravate blanche, bien que ce dernier ait écrit une jolie comédie qui porte ce titre.
Pour les autres auteurs de la maison on ne se met pas en frais de toilette. « Je vais au Gymnase, » équivaut ces soirs-là à dire : « Je dîne au Marais, » c'est-àdire chez de bons bourgeois qui me recevront trèsbien, mais qu'il ne faut pas effaroucher par une mise trop excentrique.