‹ Les soirées parisiennes de 1874- 1884Chapitre 103 sur 112 · LA JOIE FAIT PEUR · texte numérisé non relu

LA JOIE FAIT PEUR

Drame à grand spectacle, en cinq actes et seize tableaux, dont un prologue et un épilogue.

Décors de MM. Chéret, Lavastre jeune, Rubé et Chaperon; costumes de M. Thomas; ballets réglés par M. Justament; machines et trucs nouveaux de M. Godin ; éclairage électrique de M. JablochkofF; cartonnages de M. Hallez; armes de M. Leblanc.

I" Tableau ^(Prologue) : La famille Des Aubiers.

Intérieur paisible, troublé par la résolution soudaine, du fils de la maison. On préparait ses noces avec Mathilde de Pierreval, quand, tout à coup, l'idée lui est venue de parcourir le monde. Il rêve la gloire de feu Christophe Colomb et du légendaire Robinson Crusoë. Malgré les supplications de sa mère, de sa jeune sœur et de sa fiancée, il veut partir/ Le moment solennel des adieux approche. Entrée du personnel de la maison ; cortège des domestiques : cochers, valets de pied, petits marmitons, etc. ; à leur tête, le vieux Noël, suivant la fanfare du Havre, qui a tenu à ouvrir la marche.

2® Tableau : Le Départ.

Le port du Havre. Grand mouvement de foule. Ronde des matelots de commerce (musique nouvelle d'Ofîenbach). Adrien ne tarde pas à paraître, suivi de tous les siens. Le signal du départ est donné. Une foule de passagers, parmi lesquels des Anglais, des Américains, des Brésiliens, des nègres, monte à bord du Transatlantique. Adrien s'arrache des bras de sa mère et s'embarque. Cloche, brouhaha, un coup de canon. Le steamer s'ébranle. Le fond de la toile se déroule et figure l'une des rives du port.

3® Tableau : La pleine Mer.

Le transatlantique s'éloigne à l'horizon. Ce n'est

plus qu'un point au-dessus duquel on ne distingue que le mouchoir d'Adrien Des Aubiers.

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