LE CHAT BOTTE
Les féeries nouvelles sont rares. Tout le monde n'est } i disposé à risquer sa fortune — voire même celle c ; autres — sur une seule carte. Je sais bien que le s :cès sourit assez généralement à ces sortes de spect les, mais enfin on peut — une fois par hasard — ne } i mettre dans le mille, et les insuccès sont désas- \ ux.
vl. Weinschenck, le nouveau directeur de la Gaîté,
il se faire ce raisonnement quand il a pris possession c son théâtre. Mais comme il est absolument imposs le de jouer à la Gaîté autre chose que des pièces à c ors et à costumes, son parti a été vite pris. M. Vizent i, quand il a dû mettre bas les armes, avait comr ncé à monter une féerie en trois actes et une quant énorme de tableaux; M. Weinschenck a pours vi l'œuvre de son prédécesseur.
-.e Chat botté, de MM. Ernest Blum et Tréfeu, était d illeurs — dans le principe — une féerie assez
lyS LES SOIRÉES PARISIENNES.
simple, n'ayant plus rien de commun avec les fée modernes de ces dernières années — scientifique: autres — une féerie bonne enfant avec des trucs b enfants — des lits qui s'agrandissent, des fauteuils i se haussent sur leurs quatre pieds, et des arcstriomphe qui se transforment en table toute servit des notaires bons enfants qui se flanquent par t( lorsqu'ils arrivent pour signer le contrat, et des géi bons enfants qui mènent le tout à la baguette.
Mais peu à peu le cadre s'est agrandi. On a multi les ballets, les cortèges, les apothéoses, et quanc toile s'est levée ce soir, le nouveau directeur a pL dire avec fierté qu'il avait dépensé une forte son pour en arriver là.
Lorsqu'un directeur prend possession d'un thé qui change absolument de genre, la plus grande d culte qu'il rencontre est tout d'abord de former troupe.
Le nouvel imprésario de la Gaîté n'a pas eu c peine. L'obligeant M. Bertrand^ qui ne demandée prêter une partie de ses artistes aux directeurs c rembarras, et qui a déjà tenté une première expéri' de ce genre aux Menus-Plaisirs avec M. Durée offert avec empressement ses pensionnaires à M.Wt chenck, qui lui donne en retour, outre une sor lixe tous les soirs, une part quelconque sur la rec
Nous avons donc retrouvé à la Gaîté un cei nombre d'artistes des Variétés :
M"'' Gabrielle Gauthier qui aborde pour la mière fois l'emploi des i^eschard et des Zulma Bu. et qui éprouvait ce soir l'émotion inséparable premier pantalon;
M"" Berthe Legrand, à laquelle Grévin (est-ce Grévin?) a dessiné un costume de sorcière en cha qui lui va très-mal et qui la vieillit, alors qu'ell rive à l'âge où les femmes sont encore jeunes;