‹ Les soirs [microforme]Chapitre 31 sur 40 · AMERTUME · texte numérisé non relu

AMERTUME

O! la douceur de l'ombre exquise qui s'étale En l'azur et gravit lentement tout le ciel.

O! les parfums grisants el rustiques de nel.

O! les lentes clameurs de lointaines crotales,

Li semble que la nuit fait renaître les sons D'antiques instruments, par les forêts houlenses : Je rêve longuement de nuits mystérieuses

En des lieux inconnus aux SAUVASES chansons.

A cett- heure où mon âme à des incertitudes

Qui lui font douloureux le sentier idéal, .

Où grandit le dédain de la foule et du mal,

Et du vain bruit moqueur des noires multitudes.

A cette heure où, blessé, mon cœur empli d'orgueil,

Pour étouffer en lui la rage de tristesse :

Que soulève le rire, égaré, fou, caresse s Des désirs de repos en la nuit pour cercueil.

Les Soirs moroses 41

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