Histoire de saint Louis, par le sire de Joinville
à'Arpajon, Edgard de Caqueray, de Maricourt, de Saint- Jean, Maliet, de Gove, Lynch, de Bourbon-Busset, Fernand Combette, de Bougé, Chevillard, de Levezou de Vesins, Septime de Guéneveux, Fernand de la Ferté, A. de Romans, A. de Villeneuve-Bargemon, Jean Auriol, Augier de Mussan, Gaston de Moussac, Gnorges da Tinguy, Henri de Tinguy, du Soulié, Gros, le comte
Adhémar d'Autichamp, le comte de Bernis
Mais, je le répète, comment les nommer tous? Tel zouave était Tunique compagnon d'un père infirme et âgé; il n'osait point partir. Le vieillard, nouvel Abraham, lui demanda lui-même cette séparation, et le pressa d'accomplir son devoir. Le jeune volontaire reçut la bénédiction deson pere, quiconfonditaveclessiennesdeslarmesdejoie.
Tel autre abandonnait une mère chérie, une femme et des enfants, une famille adorée... Mais lequel d'entre eux n'offrait à Dieu, avec sa vie, un de ces sacrifices intimes qui montent vers lui comme le plus pur encens des âmes?
Dieu va protéger ces légions de héros chrétiens! 11$ n'ont pas dégénéré de leurs ancêtres, qui se sacrifièrent pour la défense du tombeau divin ; descendants des croisés, enfants de la fille ainée de l'Église, ce n'est plus le tombeau du Sauveur qu'ils vont protéger contre les modernes Vandales; c'est le siège même de l'Église de Dieu, la triple couronne de la Papauté, l'indépendance souveraine du vicaire de Jésus-Christ; c'est la religion, c'est lo droit, c'est la justice, la vertu, l'honneur et la civilisation!
ÉTAT DE L'ARMÉE PONTIFICALE Au mou de septembre 1867.
L'afmée a pôtfr commandant en chef le général Kanzler qui est en môme temps ministre des armes du Saint-Père. 11 a sous ses ordres le comte de Courten et le marquis Zappi, généraux. L'un commande la première division, et l'autre la seconde.
Les corps composant l'armée sont :
ho Un régiment d'infanterie de ligne de trois bataillons composés chacun de huit compagnies. Ce régiment est. entièrement formé de volontaires indigènes, et il est commandé par le colonel Azzanesi.
Un bataillon de chasseurs, également indigènes, composé de dix fortes compagnies et commandé par le lieutenant-colonel Giorgi.
3o Un régiment de zouaves composé de quatorze cornpagnies, commandé par le colonel Allet.
4° Un bataillon de carabiniers étrangers de dix compagnies, commandé par le lieutenant-colonel Jeannerat.
5o Une légion française de dix compagnies, commandée par le comte d'Argi, colonel.
60 Une légion de gendarmes à pied et à cheval, forte de deux mille hommes, et qui, en cas de besoin, peut faire
le service de ligne; elle est commandée par le colonel
Évangelisti, qui s'est signalé dans le fait d'armas des Grottes de San-Slefano, sous les ordres de l'immortel Pimodan.
7° Quatre batteries de campagne avec des canons rayés et des obusiers du meilleur modèle, Biles sont commandées par M. le comte Cacini, lieutenant-colonel. A ces batteries, très-bien montées, on doit en ajouter une autre de quatre obusiers de montagne qui seront peut-être remplacés par les petits canons arrivés récemment et destinés à accroître les moyens d'attaque et de défense des pontificaux.
80 TJnc^rps du génie indigène, commandé parle lieutenant-colonel Lana.
9o Deux escadrons de dragons, commandés Vun par le vicomte de Saintenac, l'autre par le marquis Cappi.
40° Enfin, un corps de train, un service d'ambulance et un bataillon de vétérans sédentaires, qui, au besoin, peu ven tenir garnison. Il y a, en outre, un état-major général auquel appartiennent des officiers indigènes et étrangers.
Les neuf mille deux cent vingt mercenaires composant l'armée pontificale se répartissent ainsi :
Gendarmerie, une légion 2.000
Artillerie, cinq batteries : deux montées et .
trois à pied • . . 700
Génie, une compagnie. •
Infanterie, un bataillon de chasseurs. . • 800
Un régiment de ligne 1.500
Un régiment de zouaves 1.800
Un bataillon de carabiniers suisses. . . . 800
Légion romaine . . 1.200
Cavalerie, deux escadrons de dragons . . 30O