‹ Les soliloques du pauvreChapitre 28 sur 32 · amîk ' Française et la Marine · texte numérisé non relu

amîk ' Française et la Marine

Nous lalu'ffl ainsi qu' la Tzarine

(Allons tant mieux — Vas-y mon vieux) L'Emp'reur des Russ's et la Tzarine Salu'nt l'Armée et la Marine!

(Pis c'était tout ou ben encor)

(On s' proposait des chos's comm' suit)

— J' vous donn' la Lune a n' peut s' défendr;

— Vous êt's ben bon... j'allais la prendre

— Ça n' fait rien si j' peux vous aider!

Et on appell' ça eune Alliance!

C'est vraiment un peu trop d' prudence Mais tout 1' monde va gueulant en chœur — « Ah! qu'il a ben causé l'Emp'reur! »

Tous ces chichis et tout' c'te joie Ça fait penser à ces borgeois

Qui r\oiv'nt un rasta à la manque Et lui pass'nt le pèze et la planque Pass' qu'il s' dit prince et monseigneur; Puis quand le mec s'est cava lié L' gésier gonflé de boustifaille,

Dans la famille on s' fait une gueule, On se r'luque et on s'aperçoit Qu' la fill' qu'était p'tête encor vierge, La mèi\ la sœur, la tant' du père, La grand'mère et la bisaïeule El T p'iit dernier d' la concierge; Bref tout 1' mond' se r'trouve enfilé, (Et les pusjeun's, d'au moins dix sous.)

Eh ben moi j" veux qu' Satan m' patariole Si dans ces discours emprunu Gn'a un mot qu'a l'air d'un traité Aussi j' crois ben qu'on s' fout d' ma fiole

Mais j' me raisonn', car tôt ou tard Populo il aura la belle D'jà Jaurès veut fair' du pétard, On verra comment qu'y s'appelle!

En attendant je 1' dis tout haut

Eh ben moi à m' courr' la Russie

Vlà trop longtemps qu' l'Alliance a m' scie

A n'aura pas mes capitaux :

Elle et pis ses meillons d' soldats Ses douan's et leurs futur's recettes J'nai vraiment d' russ' que mes chaussettes Et encor vrai dans quel état!

Ça rendra-ty PAlsac'-Lorraine?

« Ces trois couleurs dans cet ébène? » Ah ! pour ça non, j' crois qu'y a pas d'pet. Ben alorss, faut'y s'mettre en peine ?

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