‹ Les sols forestiersChapitre 10 sur 180 · ZY · texte numérisé non relu

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de mai. Cette augmentation est due à l’énorme et régulier accroisse-

ment de la chaux qui passe du taux modeste de 15,58 °/, dans les

jeunes aiguilles d’un an à celui de 69,32 °/, dans les aiguilles de quatre ans. La diminution, régulière aussi, de l’azote, de l’acide phosphorique et de la potasse, constatée par MM. Ficue et GRANDEAU dans les aiguilles des pins d'Autriche de Champfétu comme dans les feuilles de robinier, merisier, bouleau, châtaignier de même provenance, ne suffit pas à masquer cet important apport de chaux.

Ainsi donc, sans insister davantage sur ce sujet, on peut poser en règle générale que les principes les plus nécessaires au développement de la végétation et qui existent d’ordinaire à très faibles doses dans le sol, c’est-à-dire l’azote, l’acide phosphorique, la potasse, diminuent dans Ja feuille, à mesure qu’elle vieillit. de

Comme ce sont en même temps ces principes qui seuls ont une

valeur marchande comme engrais, il en résulte, ainsi que le disent

MM. FLicHe et GRANDEAU dans une des conclusions de leurs mémoires, que « ces feuilles mortes constituent un médiocre engrais agricole, mais que leur enlèvement est aussi funeste que possible pour les forêts ». Nous reviendrons du reste sur ce sujet avec documents à l’appui.

Si ces trois principes diminuent, il en est deux, le calcaire et la alice, qui augmentent et viennent incruster les membranes à un tel point qu’ils forment à eux seuls les 80 à 88 °/, du poids total des cendres pures (').

On avait émis l’idée que la diminution de ces éléments nutritifs était peut-être due en partie au lessivage des feuilles par les pluies.

C’est ce que Tucker a voulu vérifier (*) en prélevant régulièrement sur un platane un certain nombre de feuilles (500) qui étaient pesées, desséchées et analysées. A la fin de l'été une moitié de l'arbre fut protégée de la pluie et l’on prélevait à la fois des feuilles dans la partie à l'air libre et dans la partie abritée.

{. Du moins dans les analyses allemandes ; il est à remarquer que dans celles qui ont été faites à Nancy, le taux de silice, qui, pour les feuilles mortes des localités allemandes, ne tombe jamais au-dessous de 30 °/,, ne dépasse pas 5 °/, dans les feuilles provenant de la Champagne. |

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