‹ Les sols forestiersChapitre 116 sur 180 · DT TE CR ST PT UE SP EE · texte numérisé non relu

DT TE CR ST PT UE SP EE

C’est pourquoi nous allons y insister quelque peu et aussi parce que M. KinG a mesuré en même temps l’excédent de récolte provoqué par l’arrosement, et que cette question de l'irrigation, traitée …… plus loin (n° 127), doit prendre, à notre avis, l’une des premières … places dans les préoccupations du forestier soucieux d'augmenter la production du sol.

Dans cinq champs consacrés respectivement à chacune des récoltes : orge, avoine, maïs (dent), maïs (flint), trèfle, il a installé, en les enfonçant jusqu’au ras du sol, des cylindres métalliques d’un diamètre de 46 centimètres, d’une hauteur de À mètre et d’une con- … tenance de 170 litres environ. Un treuil, disposé au-dessus de cha- — cun des cylindres, permettait de sortir ceux-ci du sol pour les peser … avec la terre et la récolte qu’ils renfermaient. Toutes les expériences …. étaient faites en double, chaque année, à titre de contrôle.

La terre qui remplissait chaque cylindre était celle du champ au milieu duquel il était installé : elle avait, au début de chaque essai, la même teneur en eau ; la semaille avait lieu dans le champ et dans le cylindre le même jour dans des conditions identiques. Pendant toute — la durée de l'expérience, il était tenu exactement compte des quan- …… tités de pluie tombées sur le champ et la surface du cylindre et, en …. outre, des quantités d’eau données en arrosage au sol des cylindres 54 seuls, chaque fois que l’état de la végétation paraissait nécessiter un “. arrosage.

À la fin de l’expérience on déterminait le poids de la récolte des

… cylindres et le poids moyen de la récolte d’une surface égale du champ

pris comme terme de comparaison. Les récoltes, complètement débar-

| à … rassées de leur eau par la dessiccation effectuée dans les mêmes condi-

< tions, ont été exprimées en « substance sèche » pour chacune d’elles. M. KinG a obtenu ainsi une série de résultats numériques à l’aide

— desquels il a pu déterminer :

—. 1°Les quantités de pluie reçues par le sol des cylindres et des

champs depuis la semaille jusqu’à la récolte ;

. 2° Les quantités d’eau reçues, en plus que la pluie, sous forme

… d'arrosage, par les cylindres ;

9° Les poids de substance sèche de chacune des plantes produite

ant dans les cylindres que dans le champ, à surface égale.

Du rapprochement et de la discussion de ces résultats numériques M. KinG a pu déduire :

4° La quantité d’eau correspondant à la production de 1 kilogr. de substance sèche d'orge, d’avoine, etc. ;

9° La quantité d’eau nécessaire, à l’hectare, pour la production de la substance sèche de la récolte sur cette surface ;

3° Le rapport des quantités d’eau reçues par les plantes avec leur rendement (°).

Le tableau suivant, qui résume tous les résultats des trois années d'expériences, indique les quantités d’eau nécessaires à chacune des plantes expérimentées pour produire À kilogr. de substance sèche ; il met, en outre, en évidence, de la façon la plus frappante, l'influence tout à fait prépondérante de l’eau sur la production végétale, toutes les conditions autres étant identiques :

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