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TAILLIS SOUS FUTAIE

Pour voir si la nature du sol avait une influence, les recherches

ont porté à la fois sur des taillis ‘sous futaie en sol calcaire et en sol

argileux.

{. Voir Die Lehre der Waldstreu, p. 37-41. Gette surface s'obtient encore assez xite par le procédé suivant : on prend sur un arbre de-ci, de-là, quelques rameaux représentant la moyenne du feuillage ; on en dispose toutes les feuilles, grandes et petites, sur une feuille de carton en les serrant autant que possible; à l’aide d'un crayon on trace leur contour qu'on découpe ensuite et on pèse fous ces morceaux de. carton figurant autant de feuilles. D'autre part, on prend le poids d'un décimètre carré de ce même carton ; on déduit aisément de ces données la surface des feuilles découpées et, par une proportion, celle de mille feuilles,

2. Voir « Poids et composition de la couverture morte des forêts », par E, Henry

É À (Journal d'agriculture pratique, 1896, p. 14-19).

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La forêt domaniale de Haye, près Nancy, vaste massif de 6 000 hectares, offrait le grand avantage de présenter sur le même sol et à la même altitude, côle à côte, des peuplements traités en futaie et d’autres exploités en taillis sous futaie, et de permettre ainsi des comparaisons instructives. Elle repose sur des bancs épais de cal- : caire fissuré appartenant aux étages bajocien et bathonien de l’o0lithe inférieure. Le sol n’a le plus souvent que 0",15 à 0",20 de profondeur sur le plateau ; dans les vallées sèches qui le sillonnent, il acquiert plus d'épaisseur. Sous cette mince couche de terre viennent de suite les bancs calcaires en place, d’abord très fissurés, puis bientôt intacts. On comprend que sur un sol aussi superficiel, sec et filtrant, la végétation soit médiocre.

Tantôt ce sol provient uniquement de la lixiviation du calcaire dont les impuretés insolubles restent sur place, tantôt 1l se mélange à ce premier élément qui ne fait jamais défaut une proportion plus ou moins grande de diluvium siliceux vosgien avec ou sans cail- Joux.

Poids de la couverture à l’hectare. — En prenant la précaution de choisir la place d’essai en plein massif et à plat de manière à éliminer les causes d'erreur provenant du transport des feuilles par leur poids ou par les eaux de ruissellement ou par les vents, on peut espérer obtenir, sur une surface d’une dizaine de mètres carrés, à peu près le poids total des organes tombés du dôme de feuillage qui se trouve verticalement au-dessus.

On a donc délimité très exactement dans ces conditions soit 9, soit 10 mètres carrés et l’on a récolté soigneusement toute la couverture morte existant sur cette surface en y comprenant les mousses, les lichens et les champignons, mais en excluant toutes les phanérogames vivantes, si humbles qu’elles fussent (lierre, graminées, etc.). Pour que les résultats fussent rigoureusement comparables, il eût fallu recueillir en même temps les couvertures de toutes Les places d'essai, ce qui ne fut pas possible. Les dates de récolte se sont échelonnées du 16 novembre 1894 au 13 mai 1895 et l’on peut admettre que, dans ce laps de temps, la perte de poids subie par la couverture a été insignifiante. Pendant deux hivers successifs, des feuilles mortes

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mises en expérience dans des caisses à l’air libre n’ont perdu que 3 °}, environ de leur poids à 100°, soit 150 kilogr. pour 5 000 kilogr. de couverture desséchée à 100°.

Les places d’essai ont été installées dans la série de taillis sous futaie, dite des Fourasses de Villers, sur le bord oriental du massif, sauf une qui à été choisie dans une série voisine (Talinté). Ces taillis sont tous exploités à trente-cinq ans.

Comme l’un des buts de ces déterminations était de voir comment le poids de la couverture variait avec l’âge du recrû, les prélèvements ont été faits dans des coupes âgées de un, six, dix, vingt et trente ans, situées absolument dans les mêmes conditions de sol et d'altitude (360 mètres environ). Ces débris organiques étaient . plus ou moins décomposés, mais non encore arrivés à l’état d’humus proprement dit, c’est-à-dire de matière grumeleuse, noire, où l'on ne distingue plus la forme de l'organe. Cet humus n’a pas été recueilli; du reste, 1l existait à peine dans les coupes en question.

La couverture a été ensuite le plus souvent séparée en deux lots, un comprenant les feuilles, les fruits et les mousses, l’autre tous les organes axiles (branches, brindilles, écorces) ; ces lots desséchés à 100-110° ont été pesés séparément.

Voici les résultats :

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