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Ainsi donc, en admettant que les places d’essai représentent l’état moyen de la surface, on voit que le poids de la couverture passe par un minimum peu après l'exploitation, puis s'élève pro-
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gressivement jusqu’à l’âge de huit à dix ans environ ; à partir de là, 1l semble rester à peu près constant jusqu’à l'exploitation et osciller autour de 5 500 kilogr. par hectare. Les branches entrent dans ce chiffre pour une part importante qui peut varier du quart à la moitié du poids total. Même dans les premières années qui suivent l’exploitation, c’est le bois qui forme la plus grande partie des débris organiques. On sait, en effet, que les feuilles subissent une décomposition très active durant le premier été où elles sont brusquement exposées à la chaleur solaire; sous l'influence de cette augmentation de température, l’humification est des plus rapides (°).
Pour la détermination du poids de la couverture morte des
taillis sous futaie en sol argileux, on a choisi le bois communal de Laitre-sous-Amance, attenant à la forêt domaniale de Champenoux et situé à 41 kilomètres à l’est de Nancy. Il est assis sur les argiles du lias (étage charmouthien). Ce sol argileux, profond, convient au chêne qui est l'essence dominante ; le hêtre y est rare. Le bois est traité en taillis sous futaie à la révolution de vingt-cinq ans. Le 7 décembre 1894, on a récolté la couverture morte gisant sur une surface de 9 mètres carrés dans la coupe âgée de vingt ans. Les feuilles, fruits, mousses, après dessiccation à 100-110°, pesaient par hectare 2 801 kilogr. et les axes 1 832 kilogr., soit en tout 4633 kilogr.
- Ce chiffre est un peu inférieur à celui qu’a donné la couverture du taillls de même âge récoltée à la même date dans la forêt de Haye ; mais, avec un seul résultat, on ne peut évidemment poser de conclusions fermes à cet égard. Il n’y aurait rien d'étonnant à ce que dans les sols argileux où domine le chêne, essence à couvert léger, où la végétation arbustive est moins dense que sur les calcaires, le poids de feuilles mortes fût moins élevé que sur ces derniers.
{. Dans le chiffre de 645 kilogr. trouvé le 6 avril 1895 après douze à dix-huit mois d'exposition à l'air, il entre plus de mousses, d'herbes sèches et de brindilles que de feuilles. Il ne faut pas oublier que, si l’on veut comparer ces nombres à ceux d'ÉBenMAYER qui se rapportent à la couverture séchée à l'air, il faut les augmenter d'environ 15 °/o.
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b) FUTAIE EN SOL CALCAIRE
Deux places d’essai installées dans de vieux peuplements de futaie de la 8° série, dite de Remenaumont, ont donné les résultats sui- Un vants :
CANTON FRUILLES
Kilogr. | Kilogr, | Kilogr.
13 mai 1895. . .| 8° série, parcelle F?. . . . 4 299 6 802 — RCE sun — E?, . . .jenviron{ 5 140 8 169 |
Si dans les taillis sous futaie s’échelonnant entre six et trente ans, on obtient un poids de couverture sèche variant de 4500 à
9 500 kilogr., on trouve pour des peuplements de futaie exploitables
…. de 7000 à 8 000 kilogr. et l’on rencontrerait probablement des can-
tons avec un poids de couverture double de celui des taillis sous
F futaie du pourtour ; mais ce chiffre serait à peu près le maximum
réalisé et désirable (°). :
Le peuplement était constitué par le hêtre très dominant avec quelques chênes.
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