‹ Les sols forestiersChapitre 157 sur 180 · RS CU · texte numérisé non relu

RS CU

Sol Sol forestier | agricole

O-10cm | 10-20cm| 40-50cm|70-80cm| 0-15cm | O-15cm

SRTÉRED RÉEL

| Graviers SHICEUX < 25| 12,50 200

tous cakesires

Dr nec 0 975 87,0] 997,50! 995,00 800

1 000 grammes de terre fine renferment :

Azote total: . ,.. . . .| 1,716] 1,450

ORAN 2.070 41 0,090! 0,364 DEN 0h. 0 17 0,200! 0,350 en: 1 1:156|":1,008 Acide phosphorique . . .| 0,679] 0,709 Acide sulfurique. . . . .| 1,869, 1,955 Alumnine et oxyde de fer. .| 16,100! 15,900! 17,950! 18,550

Le]

La proportion de terre fine et le taux de chaux augmentent avec la profondeur jusqu’à 50 centimètres ; c’est une conséquence de l’action des eaux pluviales.

L’azote diminue, suivant la règle habituelle, à mesure qu’on s’éloigne de la surface, ù

Quant à la potasse, à l’acide phosphorique et à la chaux, les trois éléments les plus importants pour la végétation, s’ils se trouvent dans les deux sols forestiers de Laïître et de Champenoux à doses bien moins élevées que dans le sol agricole voisin, le tableau I (p. 308) montre que ces deux forêts sont parmi les mieux dotées au point de vue minéral ; ce qui, avec les bonnes qualités physiques, explique la puissance de la végétation.

1. Ges deux échantillons ont été recueillis tout près de la halte de La Bouzule, Les taux beaucoup plus élevés de chaux, de potasse, d'acide phosphorique trouvés dans le sol agricole indiquent qu’on est sur le sinémurien, non plus sur le limon et que, très logiquement, le défrichement s'est arrêté juste à la limite de ce dernier, puisqu'il n'y a pas 30 mètres de distance entre les deux fouilles.

125. Calcaire jurassique (Forêt de Liverdun). — La planche V représente une coupe du médio-jurassique du plateau de Haye, prise dans une carrière ouverte en forêt, tout près de Liverdun.

C’est le même sol, la même base minéralogique que dans la forêt.

de Haye, séparée seulement par la Moselle de la forêt de Liverdun. L’étage bajocien est composé d’assises calcaires exploitées (moellons, macadam, castine).

Vers le haut, ces bancs calcaires ne sont plus exploitables, parce |

qu'ils sont trop fissurés, trop disloqués. La terre rouge, résidu de la

dissolution du calcaire (:), forme à elle seule le sol, qui n’a guère que |

de 10 à 15 centimètres d'épaisseur et qui est déjà mélangé de pierrailles ; au-dessous, l'élément pierreux devient plus abondant ; il est formé par les noyaux plus résistants des bancs primitifs dont les parties moins agrégées, plus solubles, ont disparu, laissant sur place un résidu insoluble (la terre rouge), mélangé à de la matière organique.

Plus bas encore, on discerne nettement ces bancs eux-mêmes plus ou moins nettement lités, plus ou moins corrodés, parsemés de fentes nombreuses remplies de terre jusqu’à ce qu’on arrive aux couches calcaires intactes dont les strates régulières ne sont plus interrompues que par ces fentes verticales profondes, plus ou moins larges, qu’on voit dans toutes les assises calcaires et qui marquent le lit habituel des eaux d'infiltration.

Le tout donne un sol superficiel, très filtrant, très sec, beaucoup moins riche en acide phosphorique (Voir le tableau) que les sols argileux de la forêt de Champenoux et peu propre à la culture agricole. La végétation forestière est la seule qui convienne aux terrains de cette nature, parce qu’elle entretient par son couvert et par sa litière de feuilles mortes (*) une certaine humidité à la surface et

1. La terra rossa du Karst et de tant d'autres pays calcaires. « La constance avec laquelle les terres rouges recouvrent tous les affleurements calcaires autorise à penser qu'on a sous les yeux le produit accumulé, à la suite d'une longue exposition à l'air, de la dissolution du massif sous-jacent. » (A. DE LAPPARENT.) |

2. Gette litière est d'ordinaire fort peu épaisse, parce que l'érémacausis est très active sur ces sols chauds, la couverture morte s'y décompose rapidement dans d’excellentes conditions, puisqu'il ya toujours assez de chaux pour neutraliser les acides organiques ; on n'y trouve pas l'humus en grumeaux, forme fréquente sous les couvertures épaisses à humification lente.

PEENS

ie, Nancy.

Phototypie d’Art Royer et C

iiché de M, Valentin.

Page 1