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. intimement au premier pour donner la {erre végélale au-dessous de laquelle peut se trouver la terre minérale, reposant elle-même sur la
base minéralogique. |
… L’humus est le dernier terme de l’altération des détritus végétaux ;
& ceux-ci, très abondants en forêt, recouvrent la surface d’une couche
. plus ou moins épaisse, nommée couverture morle. Dans les massifs
ne serrés d’essences à couvert(!) épais (sapin, épicéa, hêtre), la faible
1. En langage forestier l'action du couvert est celle qu° exerce l'arbre sur l’espace us à Ja projection verticele de la cime.
… ly entre toujours deux éléments : l’un provenant de la décompo-
D le sol, c’est l'élément organique, qui, à l’état d’humus, se mélange
| quantité de lumière qui arrive sur le sol est insuffisante pour que | Ÿ
voquer le développement des plantes à chlorophylle, et l’on ne trouve sous bois que cette couverture morte formée des feuilles surtout, mais aussi de tous les autres débris végétaux. (fleurs, fruits, brindilles, fragments d’écorce, bois mort) fournis par la forêt et même des restes de tous les animaux qui y vivent. Ces débris se stratifient en feuillets dont les divers éléments se laissent aisément reconnaître . à la surface ; mais, à mesure que les couches examinées sont plus profondes, c’est-à-dire plus anciennes, la désorganisation des tissus s’accentue et l’on arrive peu à peu à l’humus, substance noire, grumeleuse, où l’on ne distingue plus trace d'organisation. Sous les couvertures épaisses où la décomposition se fait lentement, ces grumeaux d’humus se voient disséminés à la surface de la terre végétale à laquelle ïls finissent par s’incorporer ; généralement, surtout sur les sols calcaires, la décomposition des débris végétaux est trop rapide pour que l’on constate nettement cette forme d’humus grumeleux. |
Dans les massifs, même pleins, d’essences à couvert léger les rayons solaires peuvent filtrer à travers le feuillage jusqu’au sol qui se recouvre, au moins par places, de mousses, d'herbes, de sousarbrisseaux et d’arbrisseaux. Toute cette végétation constitue la couverture vivante dont les détritus se joignent à ceux des arbres et des animaux pour augmenter la couverture morte.
On trouvera donc successivement dans les sols forestiers laissés à eux-mêmes les zones suivantes : |
1° La couverture morte dont la couche inférieure est transformée en une substance noire, amorphe, de composition chimique variable, encore mal définie, qui a reçu le nom d’humus;
2° La ferre végétale, mélange de la terre minérale et de l’humUs ; | 3° La terre minérale, sans mélange d'éléments organiques, résultant de l’altération plus ou moins complète de la roche sous-jacente (sol en place) ou de l’accumulation de fragments ayant subi un transport plus ou moins prolongé (sol d’alluvion) ;
4° La roche en place inaltérée ou base minéralogique.