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RÔLE CHIMIQUE DE LA COUVERTURE Re LS

nitique aux environs de Gérardmer. Les feuilles ont été prises à deux époques, le même jour, sur des arbres de même taille et

situés dans les mêmes conditions d’éciairement, soit au bord du lac, à 600 mètres d'altitude, soit au-dessus de la Schlucht, vers 1400 mètres; et, bien qu’elles ne soient pas arrivées au terme de leur existence, leurs taux de cendres présentent des différences qui

ne peuvent être attribuées qu’à l'altitude :

HÊTRE ÉPICÉA

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On a constaté aussi que le foin des prairies basses renferme en moyenne 6 °/, de cendres pures, tandis que celui des hauts pause des Alpes ne donne pas plus de 3 °/..

Il semble bien, d’après tous ces résultats, que l'altitude ait une

influence notable sur le taux des cendres(?) et qu’en enlevant la

couverture de la mêmé manière dans deux forêts d’altitude très différente on enlève au sol des quantités de matières minérales, qui peuvent varier du simple au double. |

On a réuni dans le tableau ci-après (p. 42) un certain nombre d’analyses de feuilles récemment mortes pour donner une idée du poids, dé la composition et de la valeur de l’engrais minéral que la forêt épand chaque année sur le sol. Mais, ici encore, il est bien entendu que ces chiffres très variables suivant une foule de circonstances (sol, essence, altitude, année, etc.), ne peuvent servir que d'indication approximative. Pour un calcul rigoureux une analyse est nécessaire,

1. Dans le but de déterminer l'influence de l’éclairement, j'ai pris le 9 juin deux lots de feuilles de hêtre à 1 100 mètres : le lot a, formé de feuilles bien éclairées, a donné 3,40 °/, de cendres; le lot b, composé de feuilles prises de l’autre côté non exposé au soleil et semblant plus minces, a donné 3,23 °/o.

2. D'après des recherches encore inédites de M. FLicxe, cette influence ne se manifesterait pas pour les feuilles de différentes plantes prises à diverses alutades sur les sols calcaires des montagnes du Jura,

ETUDES FORESTIERES

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Voici les résultats (tableau p. 44) de l'analyse des cendres de feuilles de châtaignier et de sorbier domestique cueillies le même jour (15 oc-

tobre 1903), un peu avant leur chute normale, dans le jardin de

l’École forestière de Nancy. Pour se placer dans des conditions absolument comparables, on a récolté et analysé toutes les feuilles d’un ou plusieurs rameaux de l’année, choisis parmi les plus vigoureux. Îl s'agissait de jeunes arbres de six ans ayant végété soit dans du sable pur (case de végétation n° [), soit dans du sable intimement mélangé à de la craie en poudre et formant un sol à 10 °/, de chaux (case de végétation n° IV), soit dans une couche de terre de bruyère recouvrant le sol naturel du jardin, soit enfin dans la terre franchement calcaire du jardin. Quant aux aiguilles de pin d'Autriche, elles étaient âgées de quatre ans et ont été récoltées en décembre 1903 sur des sujets vigoureux croissant en sol très calcaire (craie).

La colonne 3 donne le taux des cendres brutes (c’est-à-dire telles qu’on les obtient après calcination lente à basse température) pour 100 de matière desséchée à 100°. En déduisant de ces cendres brutes le sable, le charbon et l'acide carbonique (col. 4 et 5), on obtient le taux de cendres pures (col. 6) auquel on rapporte tous les éléments minéraux.

- Au premier coup d’œil jeté sur ces tableaux on constate que la composition minérale des feuilles au moment de leur chute, après l’émigration des principes rares, varie beaucoup, voire dans une seule et même espèce, suivant les circonstances indiquées plus haut.

Les éléments les plus intéressants à examiner sont : la chaux, la magnésie, la potasse et l'acide phosphorique. La chaux existe toujours en quantité considérable, même dans les cendres des feuilles du châtaignier venu en sol de sable à peu près pur (case I); elles en renferment presque la moitié de leur poids. C’est la proportion habituelle. Dans les vingt-trois analyses citées, quinze présentent un taux de chaux variant entre 40 et 50 °/,. Le taux de la magnésie oscille entre 1 et 17 °|,; celui de la potasse entre 3 et 33 °/, chez les feuil-

lus; il descend souvent au-dessous de 2 dans les résineux.

Quant à l’acide phosphorique, principe si important et si rare dans la plupart des sols et surtout dans les sols forestiers, son taux

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