II. — Vases sans fond
IH, — Sol pris en dehors | Sans couverture. 7,700 47,950 55,650 4,3 6,8
des vases, . . } Avec couverture. 75 56,150 60,525 Sans couverture. 00 45,350 52,150
Coupe rase :
A PR Avec couverture. 7,275 77,300 84,575 3 ‘ [Sans couverture. 1,325 69,125 70,450 nt ALP Pre Avec couverture. 6,275 51,350 57,625 Sans couverture. 2,187 47,850 50,037 IT. — Sol pris en dehors | Avec couverture. 5,050 52,150 57,200
des vases. . . | Sans couverture. 2,025 38,125 40,150
ét
RÔLE PHYSIQUE DE LA COUVERTURE MORTE 13 MOUSSES, SOL MINÉRAL COUVERTURN aiguilles de Om et et humus brut à Om,40 sol réunis.
Perchis : litres litres litres Avec couverture. 6,550 110,600 117,150 I, — Vases avec fond.
Sans couverture. 5,525 92,500 98,025
on Avec couverture. 6,775 42,200 48,975 Sans couverture. 2,025 44,375 46,400
HIT. — Sol pris en dehors { Avec couverture. 6,625 34,200 40,825 des vases, . . | Sans couverture. 2,590 38,625 41,175
Quelle est la quantité d’eau exprimée, en pour-cent du sol, que la
parcelle ratissée renferme en moins ou en plus que la parcelle garnie
de sa couverture ?
Le tableau suivant répond à cette question.
SORA AROEE s0L ie humus brut minéral” .+,COnverure
réunis I, — Vieux peuplement . . . #7 :91:9 — 10,4 — 14, Ho. — Un 80,0: — 27,6: : —35,2 II. — —- ENS + 9,1 — 17,9 — 16,8 IV. — — NT ER + 55,5 — 19,1 — 13,8 Pere ODUNO TASSE Vs Lee — 81,8 — 10,6 — 16,7 A TS GE fn mn OT im 19, À IL — — NP Se DO Pop Bit es Pr Perclis nr Mas — 15,6 — 16,7 — 16,2 re OL ANT ARC EE — 170,1 De? — 5,3 MR PC RO A RS 6h ER 19, 97 009
De ces tableaux, 1l ressort nettement qu’au début du printemps, au 6 avril, l'humidité hivernale est d'environ 20 °[, moindre dans les sols ratissés mis en expérience que dans les lots laissés tels quels.
La différence est surtout importante pour l’humus brut que le râteau laisse sur le sol.
M. FRICKE n’a poussé ses recherches que jusqu’à la profondeur de 40 centimètres parce que, d’abord, la détermination du volume du sol devient alors difficile et que, d’autre part, l'humidité de ces zones profondes importe peu, puisque, dans les sols en question, presque toute la nourriture des arbres provient des 40 premiers centimètres ; — les 70 à 80 °/, du système radiculaire d’un vieux
pin sylvestre se trouvent sur ce sable diluvien pauvre, compris dans une tranche de sol de 30 centimètres.
M. Fricke fait remarquer avec raison que la plupart des dosages d'humidité du sol sont rapportés au poids. C’est plus commode, il est vrai, mais de telles données ne peuvent servir, si l’on veut se faire une idée nette du taux d’eau tel qu'il est dans la nature. Pour la nutrition des arbres, 1l importe peu de savoir combien il y a d’eau dans un gramme de substance sèche d’un sol dont les éléments (aïguilles, humus, terre végétale, sable, cailloux) ont des densités si différentes ; ce qui importe, c’est de connaître la quantité d’eau exis-
tant dans un espace donné, en tenant comple naturellement de la
faculté d’imbibition des éléments du sol.
A notre avis, ce qui fait le mérite des recherches de M. FRICKE, c’est qu’il a obtenu ses chiffres en se rapprochant autant que possible des conditions naturelles, c’est-à-dire en tenant compte des changements de volume qui s’opèrent, suivant les variations de l’humidité, dans un cylindre vertical de sol. |
Par cette méthode rationnelle, au lieu des différences insignifiantes qu’obtenaient MM. RAmanx et ScaMipr, il constate, à la fin de l'hiver, 20 °[, d’eau en moins dans les sols ratissés.
Cette importante fraction serait sûrement encore plus grande, si l’on opérait dans des régions plus chaudes.
Pour qui sait le rôle capital que joue dans la végétation des peuplements forestiers la provision d’eau du sol — provision trop souvent insuffisante (*) — c’est là un fait de haute importance. Les forestiers doivent savoir gré à M. Fricke de l’avoir nettement dégagé. Ce
{. J'ai montré (Bulletin de la Société des sciences de Nancy, 1°* décembre 1894 et 15 février 1897) que, pendant l'année 1893, dont l'extraordinaire sécheresse a diminué, dans une énorme proportion, la récolte des céréales et surtout des prairies, la végétation forestière n'avait pas moins souffert. L'accroissement du hêtre, essence à enracinement superficiel, n'a été cette année-là que du quart à la moitié de ce qu'il est dans une année normale; celui du chêne, essence dont les racines profondes plongent dans des couches qui ont pu mieux défendre leur réserve d'eau, a été moins éprouvé ; il a varié entre la moitié et les trois quarts de celui d'une année ordinaire. Si le sol des forêts sur lesquelles ont porté mes déterminations avait été dégarni de sa couverture, leur provision d'eau, déjà manifestement insuffisante, aurait encore diminué de 20 °, et la dépression de l'accroissement aurait encore été plus accentuée,