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leur sera un argument de plus à faire valoir en faveur du maintien de la couverture.
Sans qu'il soit besoin d'expériences, le bon sens indique que les pluies légères sont perdues pour les sols forestiers, attendu que les gouttelettes, soit qu’elles restent suspendues aux feuilles, soit qu’elles descendent le long des branches ou qu’elles imbibent les feuilles mortes, s’évaporent rapidement. Mais, si la pluie persiste ;usqu’à saturation de la couverture, l’eau pénètre dans le sol qui, une fois imbibé, se garde mieux contre l’évaporation que le sol nu, grâce à cette couverture. Dans les terrains en pente, le sol profite de cet excès d’eau qui lui est cédé goutte à goutte et qui, sur les sols nus, gagnerait le thalweg sans avoir le temps de pénétrer.
Une couverture mince est la plus favorable à l’imbibition du sol, parce que des pluies, même de courte durée, arrivent jusqu’à lui et qu’elle suffit à empêcher l’évaporation. Des couvertures épaisses
absorbent et évaporent de telles quantités d’eau qu’il faut des pluies
intenses et continues pour humidifier le sol.
WoLLny (‘) a fait des essais dans le but de déterminer l'influence de la nature et de l'épaisseur de la couverture sur la quantité d’eau d'infiltration. Voici ses résultats :
En 1888, il est tombé une lame d’eau de 828 millimètres et des
Eau d'infiltration sous des épaisseurs diverses de couverture (exprimée en millimètres)