‹ Les sols forestiersChapitre 96 sur 180 · EI · texte numérisé non relu

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La futaie épuise beaucoup moins que le taillis simple. Dans ce dernier mode, on n’exploite que des rondins et des fagots dont le taux de cendres est deux”ou trois fois plus élevé que dans le bois de quartier, qui forme au moins les trois quarts de la production de la futaie.

À tous les points de vue il y a donc avantage à cultiver en futaie, à élever de gros bois. Le mètre cube se vend beaucoup plus cher que dans les taillis et le sol supporte le minimum de dommage parce que la couverture morte est au complet et que l’emprunt fait au sol est aussi réduit que possible.

En Allemagne, les chimistes forestiers ont fait de nombreuses dé-

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TABLEAU G ACIDE AGE AZOTE CENDRES | POTASSE CHAUX |MAGNÉSIE | phosphorique

Pin sylvestre

Sur des sols fertiles (1e classe), le pin sylvestre exige par hectare et par an en kilogrammes

20 ans. . 18,57 | 31,80 6,06 15,02 3,06 3,00 40 ans. . 12,80 | 23,10 4,02 11,20 2:29 1,85 60 ans. , 10,60 | 19,80 3,22 9,96 1,95 1,46 80 ans. . 9,40 | 18,00 2,80 9,24 1,75 É:26 100 ans. . 8,50 | 16,40 2,50 8,46 1,60 1,13 120 ans. 7,75 15,00 2,30 7,70 1,45 1,04 Sur des sols très peu fertiles (5° classe), il exige par hectare et par an en kilogrammes 20 ans. . 8,40 | 14,10 2,74 6,08 35 1,40 40 ans. . 7,50 | 12,90 2,45 5,80 1,25 1,20 60 ans. 6,80 | 11,90 2,20 5,60 1,08 1,03 50 ans, . 6,05 9,80 1,75 4,60 0,97 0,82 90 ans. . 5,20 9:10 1,6 4,35 0,90 0,77 Épicéa Sur des sols fertiles (1'° classe), l'épicéa exige par hectare et par an en kilogrammes 20 ans. . 15,15 | 44,00 6,70 PAS T9 3,00 3,18 40 ans. , 19,70 | 55,20 8,40 | 17,90 4,26 3,70 60 ans. . 18,45 | 48,70 12801 19,44 3,67 3,06 80 ans. . 17,40 | 45,00 6,78 19,05 3,36 3,76 100 ans. . 15,60 | 39,80 6,00 | 17,58 2,95 2,40 120 ans. 13,70 | 34,60 522% F 19691 2,09 2,04 Sur des sols peu fertiles (3° classe), il exige par hectare et par an en kilogrammes PUtals. > 7,40 | 22,60 3,28 4,90 1,78 Lo te 40 ans. . 12,75:1 87,80 9 ,64 9,55 2,96 2,75 60 ans. . 13,65 | 38,80 5,88 | 11,90 3,00 2,65 | 80 ans. . 13,15 | 36,20 5,44 | 12,50 2,76 2,40 100 ans. , LES ro 1590 4,80 | 12,00 2,42 2,05 120 ans. . 10,85 | 28,80 4,33 RD 2,17 1,80 Hêtre Sur des sols fertiles (1*° classe), le hêtre exige par hectare et par an en kilogrammes | 20 ans. . 9,88 | 35,65 8,02 | 14,43 3,63 4,51 | 40 ans. . 14,24 | 54,66 11,58 | 23,04 6,12 6,10 60 ans. . 1274709 1,010 10:91 o22 071 6,00 | 4,79 80 ans, . 11,64 | 49,50 | 10,66 | 21,98 5,69 4,31 100 ans. . 11,73 |:48,12 10,44 | 21,43 >,00 4,11 120 ans. 10,85 | 44,67 9801/1999 ,08 10

JR NE RP ST D LAN NPA A ER EM RE CES Le EN Se (Ces chiffres sont extraits de lorstliche Boderkunde und Standortslehre, par Dr RAMAxx. | Berlin, J. Springer, 1898, p. 325.329. [ls se rapportent au bois seul.)

terminations relatives aux exigences minérales de l’essence la plus répandue dans ce pays, le pin sylvestre étudié aux divers âges, de l’épicéa, du hêtre, etc.

Voici quelques nombres (tableau G) exprimant la moyenne des résultats obtenus dans les stations de recherches forestières. Ils montrent avec la plus grande netteté que, plus est longue la durée de la révolution, plus est réduit l'emprunt minéral fait au sol par la végétation forestière.

80. Influence du sol et de l’altitude. — Les divergences entre ceux des nombres précédents qui se rapportent à des arbres de même espèce et de même âge — par exemple entre les analyses d’EBER- MAYER, de SCHRÔDER, de WELER relatives à des hêtres de cent vingt ans — montrent que le sol exerce une grande influence tant sur la quantité que sur la qualité des cendres des axes, sans que la chlorose entre aucunement en Jeu. Ge qui se produit pour les feuilles vivantes ou mortes (*) se présente aussi, quoique à un moindre degré, dans le bois.

Nous manquons de données précises à cet égard (?), aussi bien que sur l'influence, indéniable aussi, de l'altitude. Si l'on veut bien se reporter à la page 40, on verra que le taux des cendres dans les feuilles aux diverses phases de leur existence varie très régulièrement avec l’altitude. En est-il de même du bois ? — C’est probable.

Des expériences concordantes ont nettement établi que « les racines d'une plante prennent un développement d’autant plus grand «ue le sol où elles pénètrent est plus pauvre en aliments. Ce développement exagéré des racines se traduit par une forte transpiration de la plante qui emploie pour élaborer sa matière sèche une quantité d’eau

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