‹ Les sols forestiersChapitre 97 sur 180 · RE · texte numérisé non relu

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1. Les tableaux des pages 39 et 52 font ressortir ces variations qui, dans les feuilles mortes, vont parfois du simple au triple.

2. Il eût été fort intéressant de répéter sur des sols sablonneux ou argileux, toutes les autres conditions (âge, traitement, climat, altitude, etc.) restant identiques, le travail analytique fait sur les onze essences de la forêt de Haye pour voir si les différences quantitatives et qualitatives constatées se prononceraient dans le même sens et pour déterminer, autant que possible, l'influence du sol à cet égard. Mais bien que ce travail remonte à trente ans, aucun autre n'a été fait dans le même esprit.

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ÉPUISEMENT DU SOL PAR LA VÉGÉTATION FORESTIÈRE 249 beaucoup plus forte que celle qu’elle dépenserait si elle était bien nourrie ». En est-il de même pour les arbres et cette transpiration plus énergique, si elle existe, s’accompagne-t-elle d’un plus fort dépôt de matières minérales? Nous l’ignorons absolument.

81. Comparaison avec les récoltes agricoles. — On vient de voir que les récoltes forestières n’empruntent pas toujours au sol, pour fabriquer une quantité donnée de matière organique, la même dose de principes minéraux. Les taux peuvent varier sensiblement, parfois du simple au double, s’il faut en croire les chiffres relatifs au hêtre. Aussi comprend-on aisément que les comparaisons dont il est question ici ne puissent donner que des indications assez vagues, d’une approximation peu rigoureuse. Il faudrait, pour satisfaire pleinement l'esprit, pour avoir des chiffres défiant toute critique, que l’on pût comparer des récoltes agricoles et forestières végétant côte à côte sur le même sol. Ces données manquent.

Néanmoins les quantités de cendres, d’azote, de potasse, d’acide phosphorique sont tellement différentes dans les deux cas qu’il est impossible de ne pas conclure avec certitude.

Le tableau H, qui donne le poids des matières nutritives enlevées en un an sur un hectare soit par diverses récoltes agricoles, soit par certaines essences forestières pour lesquelles on suppose qu’on n’exporte que le bois, comme cela doit se faire, montre les différences profondes qui existent entre la culture agricole et la culture forestière sous le rapport de l’épuisement du sol.

Tandis que les récoltes agricoles fixent dans leurs tiges et leurs graines de 190 à 400 kilogr. de cendres, les axes ligneux en absorbent dix fois moins, de 10 à 50 kilogr. suivant les essences, le mode de traitement, le sol et le climat.

Les 10 à 15 kilogr. d'azote dont le bois se contente seraient loin de suffire aux plantes agricoles du tableau, qui en exigent de 50 à 80 kilogr. |

De même pour l’acide phosphorique : au lieu de 1,5 à 5 kilogr. qui suffisent aux divers arbres, les récoltes agricoles en demandent de 10 à 45 kilogr. ; au lieu de 2,5 à 10 kilogr. de potasse, elles en prennent de 20 à 150 kilogr.

CULTURE par

hectare

Payot. .

Pommes de terre. .

Betteraves sucrières. .|30 000

| Foin de pré . 6000 —

Révolution Futaie de hêtre. . . .| 120 ans.

{minimum de cendres).

| Futaie de hêtre. . . .| 120 — (maximum de cendres).

Taillis sarté 0124070. 16 — | (Odenwald).

: Taillis de chêne... . . 20: = (à écorce).

Pin sylvestre. . . 100 — HBAUIORU TM IENENS 50 — SAPIN PRO 90 — DRE RAA SE S 100 —

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